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C’est en juin 1995 que BMW présente le roadster Z3, produit en septembre de la même année en Caroline du Sud, il devient ainsi le premier modèle assemblé hors d’Allemagne.
BMW prend le pari de l’Amérique avec le Z3
C’est en 1995 que BMW prend un pari audacieux en dévoilant un modèle à contre-courant des marchés dominés alors par les berlines et la montée en puissance des SUV. Pouvoir rouler cheveux au vent dans un bolide léger, en propulsion pour ressentir un plaisir de conduire inégalé, le constructeur Bavarois souhaitait revenir aux fondamentaux de son ADN. Alors présenté en juin 1995, le petit roadster entrera en production en septembre de la même année mais… dans la nouvelle usine de Spartanburg en Caroline du Sud. C’est donc la toute première BMW assemblée hors d’Allemagne. Cela représentait alors un symbole fort de l’internationalisation de la firme de Munich.
Et c’est ainsi que le Z3, petit roadster à deux places, s’ouvre à l’international et succède au Z1 alors réservé à l’Europe. Présenté officiellement au Salon de Detroit 1996, il s’était déjà offert une apparition remarquée quelques mois plus tôt dans le film de la saga James Bond : GoldenEye, où 007 (incarné pour la première fois par le héros de Remingston Steele : Pierce Brosnan) prenait brièvement le volant d’un exemplaire bleu en mission à Cuba. Ce fut aussi la première fois que l’agent 007 utilisait une voiture non britannique dans un film officiel. BMW exploita immédiatement ce coup de pub (négocié par Tom McGurn, alors directeur de la communication BMW sur la côte Ouest) en produisant une série limitée “James Bond Edition” à 100 exemplaires pour les États-Unis, dotés de finitions exclusives.



Nagashima, le papa de la BMW Z3
Signé Joji Nagashima, le design du Z3 rend hommage à l’illustre BMW 507 des années 1950, notamment par ses ouïes latérales et l’emplacement du logo sur les ailes. Pourtant, il ne s’agit pas d’un simple exercice rétro : le Z3 affiche un style typiquement des années 1990, avec des formes arrondies et un arrière plus massif. Son équilibre visuel et sa pureté de ligne en ont fait l’un des cabriolets les plus réussis de son époque.
Mais on peut encore remonter le temps plus loin, car dans les années 1930, la 328, bolide élégant et racé, a gravé BMW dans le marbre des roadsters mythiques. Soixante ans plus tard, le Z3 a rallumé la flamme, ressuscitant l’esprit de son illustre aïeule avec une fougue mécanique et un design qui faisait de l’œil au passé. Icône adulée, elle a converti une nouvelle génération de passionnés.

Z1, le modèle d’où vient l’inspiration
Le Z3 n’a pas été le premier roadster de l’ère moderne chez BMW : cet honneur revient à la Z1, prototype audacieux issu des laboratoires BMW Technik, qui s’est mué en succès inattendu après une production limitée. Fabriquée de 1989 à 1991, elle arborait un style futuriste, un châssis en aluminium et un tarif prohibitif (environ 45 000 euros), pourtant les 8 013 exemplaires ont trouvé preneur sans peine sur le Vieux Continent. Le triomphe de la BMW Z1 a démontré que le créneau des cabriolets sportifs avait encore de beaux jours devant lui, du moins chez les esthètes fortunés.
À l’autre bout du spectre, la Miata de Mazda (MX-5 en Europe) a joué la même partition pour un tiers du prix. Dévoilée au Salon de Chicago en 1989, la petite japonaise pleine de pep’s a conquis l’Amérique : 45 236 unités écoulées la première année, 95 640 l’année suivante, les concessions n’arrivaient plus à suivre. Pendant que les Miata s’envolaient depuis les showrooms, les stylistes de Munich planchaient sur un exercice baptisé « Fun Car ». C’est là que Joji Nagashima, 33 ans, a griffonné un roadster biplace. « Ça ressemblait un peu à une 328, un design rétro », a-t-il confié. « Un roadster ne peut pas être une voiture moderne. »






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