La BMW Série 5 E39 a été présentée lors du Salon de Francfort 1995, il y a 30 ans. Digne descendante de la Série 5 E34, la nouvelle mouture poussera tous les curseurs pour la rendre plus agile, plus performante, plus confortable, plus fiable, l’aboutissement de la berline grand luxe.
La quatrième génération de la Série 5, un must-have !
Elle apparaît d’abord sous la forme d’une berline en décembre 1995 puis le break Touring arrive en mars 1997, suivi de la sulfureuse M5 à l’automne 1998. Plus de 1,48 million d’exemplaires trouvent preneur, dont environ 266 000 Touring. La berline disparaît des chaînes à l’été 2003, le Touring poursuit sa route jusqu’au début de 2004, avant de céder sa place à la Série E60/E61.
La mise au point de l’E39 tient du roman d’aventure. Les ingénieurs parcourent près de 30 millions de kilomètres, entre les glaces mordantes d’Alaska à –40 °C et les fournaises du Death Valley à 50 °C. Les prototypes affrontent les nids-de-poule, tractent des remorques en montagne et avalent 8 000 km sur le Nürburgring-Nordschleife, ce juge impitoyable. Dès 1993, les premiers clichés de mulets camouflés s’invitent dans la presse. Deux ans plus tard, BMW dévoile fièrement son nouveau vaisseau et sa première apparition publique se fait en septembre 1995 au salon de Francfort, avant une commercialisation en décembre en Europe, puis à l’international mi-1996.
Sous le capot, une gamme complète : six et huit cylindres essence, quatre et six cylindres diesel. De 115 ch sur la 525td à 400 ch pour la mythique M5. Toujours en propulsion, avec un raffinement technique inédit : l’E39 est la première voiture de grande série dotée d’un châssis presque entièrement en aluminium. Sa naissance se déroule dans l’usine de Dingolfing, temple bavarois de la précision.



Standing supérieur pour la Série 5
Dès son lancement, la Série 5 E39 se présente en berline tricorps. Sa carrosserie, en acier galvanisé à 77 %, résiste mieux à la corrosion. BMW a musclé la rigidité par rapport à l’E34, améliorant sécurité et tenue de route. Le gabarit gagne en longueur (+55 mm), largeur (+49 mm) et hauteur (+23 mm), mais reste aussi léger. Le double haricot s’intègre désormais au capot, et les optiques rondes s’abritent derrière une vitre commune. Avec un Cx de 0,27, la 520i signe la meilleure aérodynamique de sa catégorie en 1997.
À bord, l’espace progresse : +25 mm pour les genoux à l’arrière, +17 mm en hauteur de toit, +62 mm aux épaules à l’avant. En mars 1997, le Touring arrive, son coffre rectangulaire et plat, s’ouvre par une lunette séparée. La largeur de chargement augmente de 16 cm, avec un plancher affleurant et même un plateau coulissant en option. En septembre 1997, BMW propose la 540i Protection : vitres blindées au polycarbonate, renforts en fibres aramides, et une résistance VR4 pour rassurer les élites. Elle pèse 130 kg de plus, mais s’offre un interphone et, dès 1998, des pneus roulage à plat.
À l’automne 2000, le lifting LCI de la Série 5 lui offre des doubles optiques s’entourent d’anneaux lumineux « Angel Eyes », les clignotants passent du jaune au blanc, les feux arrière adoptent la fibre optique et des LED rouges. Les antibrouillards deviennent ronds, le bouclier avant redessiné, les baguettes désormais peintes. Même la calandre reçoit des contours chromés plus larges. Les concessions proposaient même un kit pour moderniser les anciens modèles.



Histoires de BMW : Série 7 (E38), le plaisir de conduire
Histoires de BMW : X5 (E53), le premier SUV BMW !
Histoires de BMW : cinq décennies d’évolution électrique
Histoires de BMW : M3, l’icone dévoilée au Salon de Francfort 1985