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Guide d’Achat : BMW Série 2 Active Tourer F45 / Gran Tourer F46

Les conseils de la rédaction pour bien choisir

Sommaire

Quelques précautions sur les modèles d’occasion

La majorité des propriétaires se disent satisfaits, mais quelques soucis mineurs existent. Sur un exemplaire, le mécanisme de la boîte à gants a cédé. Comme tout monospace familial, l’habitacle peut avoir souffert : inspectez plastiques, tissus, mécanismes de sièges (surtout électriques). Vérifiez aussi la carrosserie et les jantes, souvent exposées aux parkings urbains.

Sur les diesels, méfiance envers un FAP encrassé si le véhicule a surtout roulé en ville. Quelques bruits de mobilier et des volets plastiques du coffre parfois capricieux ont été signalés, mais rien de grave. Les moteurs et organes mécaniques, partagés avec d’autres BMW, jouissent d’une bonne réputation. Assurez-vous simplement d’un entretien rigoureux en concession.

Les motorisations à surveiller essence et diesel

Le 2.0 diesel de 150 ch (B47C20A), monté sur les premières années du modèle, traîne derrière lui une réputation encombrante. Sa chaîne de distribution s’allonge prématurément dès 80 000 à 120 000 km. Le réveil à froid laisse entendre un cliquetis métallique, l’annonce le début des ennuis. Dans les cas les plus sévères, le moteur peut même rendre les armes et caler. La facture, elle, ne tremble pas : 1 800 à 2 500 € en concession pour remettre l’ensemble au carré. BMW a fini par reconnaître la faiblesse et a revu sa copie à partir de mi‑2016, mais les modèles antérieurs restent des pièces fragiles.

Le 2.0 diesel de 190 ch, sur les millésimes 2014-2015, n’est guère plus serein. Il partage les mêmes tourments de chaîne de distribution. Mais il ajoute à cela un autre caprice : un système d’injection qui peut se gripper, provoquant des pertes de puissance soudaines, presque violentes. Chaque injecteur coûte 400 à 600 €, et il n’est pas rare que plusieurs décident de lâcher en même temps. Sur les versions les plus sollicitées, un autre spectre apparaît vers 150 000 km : celui du turbo, qui peut finir par rendre l’âme, avec un remplacement qui flirte avec les 2 000 €.

Si les moteurs essence se montrent globalement plus sereins que leurs homologues diesel, ils ne sont pas pour autant exempts de petites ombres au tableau. Certains blocs, pourtant réputés dociles, cachent quelques caprices qu’il vaut mieux connaître avant de signer. Le 1.5l essence de 136 ch, ce trois‑cylindres monté entre 2014 et 2018, affiche une fiabilité correcte, mais il lui arrive de jouer les divas électroniques. Quelques capteurs s’égarent, des bobines d’allumage se fatiguent prématurément, et le moteur se met alors à tousser, accompagné d’un voyant moteur qui s’allume. Ces bobines, facturées 150 à 200 € pièce, ne condamnent pas le bloc, mais ajoutent une ligne de plus à la partition d’entretien. Rien de dramatique, simplement un moteur qui demande parfois un peu plus d’attention que prévu.

À l’opposé, le 2.0l essence de 192 ch (220i), basé sur le moteur B48, avance avec sérénité. Peu de défauts majeurs, peu de mauvaises surprises, et une endurance qui force le respect. Quelques cas isolés de consommation d’huile excessive apparaissent sur les moteurs les plus malmenés, mais ces épisodes restent marginaux, presque anecdotiques. Après le millésime 2016, ce bloc devient même l’un des meilleurs compromis de la gamme : un moteur qui conjugue fiabilité, performances et douceur, comme un équilibre parfaitement trouvé entre raison et plaisir.

Les modèles recommandés à privilégier

Pour ceux qui cherchent la version essence la plus fiable du BMW Série 2 Active Tourer F45, le choix s’impose sans hésitation : le 220i équipé du moteur B48. Ce 2.0l turbo de 192 ch est le bloc le plus abouti de la gamme, à la fois robuste, moderne et très peu sujet aux faiblesses récurrentes. Après 2016, il offre un équilibre idéal entre performances, douceur et fiabilité, loin devant le 1.5l trois cylindres, pourtant correct mais plus sensible aux bobines et aux capteurs. Pour un usage polyvalent et sans mauvaise surprise, le 220i reste la valeur sûre.

En diesel, la version à privilégier est le 218d animé par le B47, à condition de viser les millésimes 2016 et plus récents, ceux qui bénéficient de la chaîne de distribution renforcée. Ce 2.0l de 150 ch combine sobriété, endurance et fiabilité, sans les soucis de chaîne, d’injecteurs ou de turbo qui touchent les premiers 218d et 220d de 2014‑2015. Pour rouler beaucoup et longtemps, c’est le meilleur compromis du F45, celui qui coche toutes les cases sans exposer à des réparations lourdes.

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