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Guide d’Achat : BMW Série 2 Active Tourer F45 / Gran Tourer F46

Un monospace... mais du premium façon BMW

Sommaire

Un MPV digne d’une routière

BMW résumait l’Active Tourer comme un mélange de « dynamisme, style, élégance et praticité dans un véhicule intelligemment conçu ». Leur vision. La vôtre pourrait être que, pour le dynamisme et l’élégance, d’autres modèles compacts de la marque font mieux : Série 1, X1, Série 3 Touring… Mais pour la praticité, aucun ne rivalise. C’est le BMW le plus efficace en termes d’espace. Un choix qui n’aide pas à sculpter une silhouette spectaculaire, mais le designer Michael de Bono a tenté d’y insuffler un peu plus de présence grâce à quelques retouches.

Ce qui risque surtout de vous convaincre, c’est l’expérience au volant. La position de conduite est exemplaire, avec un volant gainé de cuir parfaitement réglable et des compteurs d’une clarté cristalline. Si vous connaissiez la première version, les changements du restylage peuvent sembler discrets, mais ils comptent : assises avant plus longues, meilleur confort sur long trajet, et surtout la possibilité d’opter pour un écran tactile 8,8 pouces (au lieu du 6,5 pouces) via le pack Navigation Plus.

À l’arrière, l’espace est généreux pour trois adultes, avec une bonne garde au toit et un tunnel central peu intrusif. La banquette s’incline et, sauf en entrée de gamme, coulisse sur 150 mm. En position reculée, l’espace aux jambes devient remarquable. Le coffre, lui, affiche 468 L sur les versions thermiques. Banquette rabattue électriquement, on obtient un volume quasi plat de 1 510 L.

La traction, l’entorse à l’ADN BMW

L’Active Tourer fut la première BMW à traction avant, reprenant la base technique MINI mais avec un comportement plus posé. Le confort reste un peu ferme pour un monospace, mais les versions dotées de la suspension adaptative sont plus conciliantes. Ce système agit via les modes de conduite Drive Performance Control, influant sur direction, réponse moteur et, avec la boîte auto, sur les lois de passage des rapports. Le restylage a introduit une boîte Steptronic 7 rapports sur les 216d et 218i.

Tous les moteurs appartiennent à la famille EfficientDynamics de seconde génération, plus efficiente de 5 % en essence. La gamme se composait de versions trois et quatre cylindres en diesel mais également en trois et quatre cylindres essence, tout comme une version bybride.

Une offre généreuse en diesel et essence

BMW n’a jamais renié son ADN diesel, et le F45 en est la preuve. Sous le capot, les blocs B37 et B47 incarnent la rigueur mécanique bavaroise : sobriété, endurance, couple généreux. Les 214d et 216d sont les version à trois cylindres : le petit 1.5l diesel B37, décliné en 95 ch (214d) puis 116 ch (216d), joue la carte de la frugalité. Trois cylindres seulement, mais une étonnante disponibilité à bas régime. Un moteur pensé pour les longs trajets économiques, sans renoncer à une certaine douceur typiquement BMW.

Les 218d et 220d pour des quatre cylindres plus conventionnels : Avec le B47, le F45 gagne en coffre et en polyvalence. Le 218d (150 ch) offre un équilibre remarquable, tandis que le 220d (190 ch) apporte une vraie dimension routière, surtout lorsqu’il est associé à la transmission xDrive. Le couple de 400 Nm transforme le monospace en voyageur infatigable, capable d’avaler les kilomètres avec une aisance presque déconcertante.

Grand acteur sur les motorisations essence, BMW sait les rendre séduisants même lorsqu’ils se réduisent à trois cylindres. Le F45 en profite pleinement. Les 216i et 218i, propulsés par le 1.5l B38, sont la preuve que la cylindrée ne fait pas tout. Ce trois cylindres turbo est un petit bijou : léger, vif, étonnamment rond. Il donne au F45 une agilité inattendue, presque ludique, comme si le monospace se souvenait qu’il porte un badge BMW.

Avec le 220i, le F45 retrouve une vraie prestance mécanique. Le quatre cylindres 2.0 B48 apporte une poussée plus pleine, plus linéaire, plus « BMW » dans l’âme. Associé à la boîte DKG, il transforme le monospace en compact premium assumé, capable de tenir tête à bien des berlines. La version 225i xDrive offre 231 ch dans une transmission intégrale qui saura mener à bon port ses occupants

Enfin, bien avant que l’hybride rechargeable ne devienne un passage obligé, BMW proposait déjà le 225xe. Un moteur essence à l’avant, un moteur électrique à l’arrière, et une transmission intégrale électrique qui donne au F45 une personnalité unique. Les 224 ch combinés, un couple généreux, et la possibilité de rouler en silence en ville : le 225xe est sans doute la version la plus innovante du modèle, celle qui annonçait déjà la transition vers une gamme électrifiée.

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