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La cinquième génération de la BMW X5 tourne la page du design en adoptant les codes stylistiques de la Neue Klasse. Le SUV pousse la promesse du « Power of Choice » avec une offre multi-énergies.
Le X5 s’habille en Neue Klasse
En bref :
- Révolution mécanique : Le X5 laisse le choix total entre diesel, essence, hybride rechargeable, EV et hydrogène.
- Autonomie record : Le iX5 60xDrive embarque une batterie géante de 141 kWh pour rouler jusqu’à 845 km.
- Adieu le hayon split : Tradition esthétique abandonnée, le X5 adopte désormais un hayon classique d’un seul tenant.
- Cockpit du futur : L’affichage panoramique i-Drive sur toute la largeur du pare-brise.
- Cap sur l’hydrogène : BMW confirme l’arrivée d’une variante de pointe à pile à combustible à l’horizon 2028.
La toute première génération du X5 est arrivé sur le marché en 1999 sous l’impulsion de BMW USA qui avisa Munich de prilégier le marché balbutiant des SUV plutôt que celui des monospaces. Car, si le tout premier X5 E53 arriva avec deux ans de retard sur le rival Mercedes ML, c’est parce qu’en interne, BMW avait développé un projet de monospace. L’intuition de BMW USA était la bonne, le X5 E53 fut un succès et permettrait à la firme Munichoise de tracer un sillon sur le marché désormais très concurrentiel des SUV qui compte plusieurs formats, du plus petit dédié aux environnements urbains, à ceux préférés par les familles nombreuses. La famille SUV des BMW (ou plutôt SAC, Sport Activity Vehicle) s’étend du X1 au X7 et le plus sportif XM.
Si à l’instar du petit frère iX3 et de la future berline i3 qui ouvrent la nouvelle ère « Neue Klasse », ce nouveau X5 en adopte les codes mais reste basé sur une plateforme CLAR, revue et améliorée pour proposer une offre de motorisations multiples allant de l’hybride thermique, à l’électrique et enfin la nouveauté de l’hydrogène. En effet, l’entrée de gamme sera assurée par le bloc diesel six cylindres en ligne de la version 40d xDrive. Épaulé par un système micro-hybride 48V qui fluidifie les coupures du moteur à l’arrêt, ce moteur revendique une puissance de 313 ch et un couple herculéen de 670 Nm. Relié à une boîte automatique à huit rapports, il expédie le 0 à 100 km/h en seulement 6,1 secondes, laissant sa rivale directe, l’Audi Q7 TDI, loin dans son rétroviseur. Sa consommation provisoire est homologuée à environ 7,0 l/100 km.


Du côté des hybrides rechargeables, le catalogue double la mise avec les xDrive50e (489 ch) et la plus sportive M60e signée M Performance (612 ch). Toutes deux abritent un six cylindres essence de 3,0 litres couplé à un moteur électrique logé dans la transmission. Grâce à leur batterie de 26,5 kWh glissée sous le plancher, elles promettent une autonomie électrique d’environ 98 kilomètres.
Sous sa robe futuriste, le X5 conserve une évolution de l’architecture CLAR. Pourtant, l’électrique iX5 reçoit les mêmes puces et logiciels de pointe que le iX3. Au cœur du système se trouve l’unité de contrôle centrale baptisée « Heart of Joy ». Ce processeur unique gère la dynamique de conduite en orchestrant une répartition vectorielle du couple typée propulsion et des interventions ultra-rapides sur la suspension, l’accélérateur et le freinage. Pour affûter le comportement routier de ce grand voyageur, la majorité de la gamme reçoit une suspension pneumatique adaptative de série, tandis que les déclinaisons sportives M Performance héritent de roues arrière directrices et d’un système antiroulis actif.
Du côté des dimensions, le nouveau X5 grandit de 7 cm par rapport à la génération précédente, désormais il s’étire sur 4,99 m de long pour 2,00 m de large et 1,71 m en hauteur. Pour ce qui est de l’embonpoint, tout dépend la motorisation. Les versions thermiques accusent 2 290 kg sur la balance, peu ou prou comme l’ancien modèle, la version diesel s’affiche à 2 355 kg. La version hybride rechargeable s’alourdit un peu plus en raison de la batterie, 2 565 kg. En revanche, pour la version 100 % électrique, le total des batteries fait basculer la donne, c’est 2 825 kg qu’il faut mouvoir en essayant de faire oublier cet excédant.



Le look « Neue Klasse » s’adapte au grand gabarit
Esthétiquement, le X5 opère un virage à 180 degrés en adoptant les codes stylistiques de la Neue Klasse. On retrouve la fameuse calandre fermée et vitrée en un seul bloc, qui englobe des optiques au design très géométrique. Les projecteurs adoptent une signature lumineuse en « double X », qui vire au jaune sur les finitions M Performance lorsque les feux de croisement s’allument. Pour fluidifier le profil de ce beau bébé pouvant chausser des jantes allant jusqu’à 23 pouces, les poignées de portes traditionnelles ont été effacées au profit de petits boutons tactiles dissimulés à la base des vitres (ce qui devrait convenir à la législation chinoise qui n’autorise pas les poignées affleurantes et escamotables). De même que pour éviter un monolithe trop encombrant visuellement, les passages de roues reçoivent un traitement d’aplat, traduisant sa vocation de gros SUV et ses capacités si bien dissimulées.
À l’arrière, les puristes risquent de grincer des dents : le constructeur bavarois a supprimé le fameux hayon à double ouverture inversée, indissociable du X5 depuis ses origines, pour le remplacer par un hayon classique d’un seul tenant. Pour le reste, la silhouette conserve ses surfaces vitrées généreuses et une ligne de toit droite, préservant l’habitabilité de ce strict SUV à 5 places (les familles nombreuses devant s’orienter vers le futur X7 à 7 places).



L’ambiance Neue Klasse à bord du X5
À bord, le ménage par le vide est impressionnant. Le combiné d’instrumentation numérique logé derrière le volant est relégué aux oubliettes. À sa place, le système Panoramic i-Drive projette toutes les informations de conduite nécessaires sur toute la largeur de la base du pare-brise, pile dans l’axe de vision du conducteur, exactement comme on l’a découvert pour le dernier iX3. L’ambiance numérique se compose également d’un immense écran tactile central de 17,8 pouces qui gère l’essentiel des fonctions du véhicule, secondé par un écran passager installé juste à côté. L’ensemble tourne sous la dernière interface logicielle de BMW, incluant un planificateur d’itinéraire intelligent interconnecté au système de navigation.
L’environnement se veut nettement plus opulent que dans le plus petit iX3. La planche de bord et les contre-portes sont généreusement drapées de cuirs fins et de textiles suédés de haute facture. Un bandeau lumineux d’ambiance inédit court derrière les écrans, tandis que la console centrale s’équipe de deux grands porte-gobelets, d’un vaste compartiment de rangement et d’un chargeur à induction sans fil compatible MagSafe.



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