Le site historique de BMW à Munich donne le coup d’envoi de la fabrication en série de la toute nouvelle berline i3 (NA0), premier maillon d’une mutation 100 % électrique menée tambour battant.
L’usine BMW de Munich lance la production de la berline i3
En bref :
- Début officiel de la production en série de la berline électrique BMW i3 (NA0) dans l’usine centrale de Munich, avec des arrivées en concession prévues dès cet automne.
- Lancement exclusif de la version i3 50 forte de 469 ch et jusqu’à 914 km d’autonomie WLTP, avant l’arrivée des modèles i3 30, i3 40 et du break Touring en 2027.
- L’usine bavaroise tirera définitivement un trait sur les moteurs thermiques dès 2027 tout en réduisant ses coûts de fabrication de 10 %.
Le berceau historique de la firme à l’hélice retient son souffle et passe à la vitesse supérieure. Ce jeudi, le site industriel de Munich a officiellement donné le top départ de la production en série de la toute nouvelle BMW i3 (nom de code NA0). Représentante très attendue de la saga « Neue Klasse », la berline bavaroise ne s’offrira pas le luxe d’une montée en cadence en douceur. Face à un carnet de commandes déjà plein à craquer dans la foulée du lancement anticipé de la série spéciale First Edition, la marque doit affronter une courbe de production vertigineuse pour livrer au plus vite ses clients impatients.
Une situation d’urgence maîtrisée qui rappelle étrangement celle de l’usine hongroise de Debrecen, soumise elle aussi au même régime de marathon industriel pour satisfaire la demande gargantuesque entourant le SUV iX3 (NA5). Sur les premiers clichés capturés directement dans les ateliers munichois, l’i3 s’exhibe déjà sous son plus beau jour. Si la teinte d’inauguration Le Castellet Blue vole la vedette, les chaînes de montage voient également défiler des carrosseries parées de Blanc Alpin, Noir Saphir et Gris Space Silver Metallic. Les premiers exemplaires poseront leurs roues dans les concessions dès cet automne.
Au moment de sa commercialisation, le fleuron bavarois ne se déclinera qu’en une seule et unique configuration haut de gamme : la foudroyante i3 50. Fort de 469 ch et revendiquant une autonomie pantagruélique atteignant jusqu’à 914 km selon le cycle WLTP, ce vaisseau technologique entend couper l’herbe sous le pied de la concurrence. Il faudra attendre 2027 pour voir débarquer les variantes plus abordables i3 30 et i3 40, mais aussi pour découvrir le très familial et prometteur break BMW i3 Touring (NA1).
Le chant du cygne pour le thermique sur les terres munichoises
Au-delà de la naissance d’un nouveau modèle, ce démarrage industriel scelle le destin du site historique d’Outre-Rhin. L’arrivée de la Neue Klasse sonne en effet le glas des moteurs à combustion interne dans le cœur battant de la marque. Dès 2027, plus aucun bloc essence ni diesel ne sortira de l’usine de Munich, qui opérera une mue spectaculaire pour devenir un sanctuaire 100 % électrique.
Une transition titanesque préparée minutieusement depuis quatre ans. Sans jamais mettre sur pause le rythme effréné de 1 000 véhicules produits chaque jour, le site s’est métamorphosé en intégrant un atelier de tôlerie inédit ainsi qu’un hall d’assemblage flambant neuf flanqué de zones logistiques ultramodernes. Miracle de l’optimisation industrielle, cette rationalisation permet à la marque de sabrer ses coûts de fabrication d’environ 10 % sur cette i3 par rapport aux générations précédentes.
« Les modèles de la Neue Klasse suscitent un engouement massif. La BMW i3, deuxième jalon de cette nouvelle ère, enregistre elle aussi une demande très forte quelques jours seulement après l’ouverture anticipée des commandes », se félicite Jochen Goller, membre du directoire de BMW AG en charge de la vente et de la marque.


Une vitrine technologique et industrielle pour le groupe
Pour le géant bavarois, le site de Munich ne se contente pas d’assembler des automobiles : il joue le rôle de laboratoire vivant pour l’ensemble du réseau mondial. Raymond Wittmann, membre du conseil de direction en charge de la production, souligne la portée symbolique et stratégique de ce lancement : « Le coup d’envoi de l’i3 inaugure une ère inédite. En associant la berline Série 3 à notre usine historique, nous réunissons ce qui a toujours fait le sel de BMW. Grâce au lien unique entre le siège, la R&D et la production, Munich insuffle une dynamique indispensable dont profitera l’ensemble de nos usines à travers le globe. »
Même son de cloche du côté de la direction de l’usine, où l’accent est mis sur l’efficience opérationnelle tout en garantissant des standards de finition irréprochables. « La baisse de 10 % de nos coûts de production s’explique par l’engagement de nos équipes, une automatisation ciblée et une numérisation poussée », précise Peter Weber, directeur du site de Munich.
En combinant une plateforme technologique d’avant-garde, une autonomie référence et un outil industriel réinventé sans l’ombre d’une concession sur la qualité, BMW ne se contente pas de renouveler son modèle phare : la marque pose les fondations de son avenir électrique.
BMW i3 Touring : le break peaufine ses derniers détails
D’autres déclinaisons attendues de la BMW i3 en 2027
BMW i3 : la Série 3 électrique se dévoile !
La future BMW M3 Touring (G88) plus puissante et enfin disponible aux USA ?