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BMW Série 7 E65 : Elle n’a pas un physique facile !

En 2001, BMW présente sa nouvelle Série 7 E65. La berline doit incarner sa vision du haut de gamme et du plaisir de conduire malgré un style bien à elle, qui défraie (encore) la chronique.

Horrible et déséquilibrée, la nouvelle calandre de la Série 4 (et des M3 et M4 Competition) ? Vous êtes sûrs ? Car si on fait un petit retour en arrière, on peut trouver un autre modèle qui avait fait grand bruit à sa présentation : la BMW Série 7 E65.

Arrivé à la tête des ateliers de style BMW, Chris Bangle a pour mission de rénover le style de la marque. Celui-ci va opter pour une rupture radicale qui détonne avec le sacro-saint conformisme allemand qui ne passera pas inaperçu (c’est le cas de le dire) auprès des habitués de la marque. 

BMW Série 7 E65 : "Un concept d'avant-garde"

Pourtant, les communiquants de BMW sont sûrs de leur coup : la présentation officielle intervient en juin 2001 avec des termes forts qui mettent en avant cette rupture stylistique justifiée par un besoin de modernité et de dynamisme.

Visuellement, la tradition BMW est respectée avec un double haricot de calandre toujours présent, des proportions conservées avec des porte-à-faux courts et un grand empattement favorisant l’habitabilité des places arrières… Pour le reste, tout change au point que l’on est presque à se demander s’il ne s’agit pas d’une étude de style originale. Les projecteurs sont coiffés de sourcils orange faisant office de clignotants qui donnent un regard peu flatteur à la berline haut de gamme, alors que les designers comparaient cet ajout à un « trait de mascara »

La vue de profil conserve le standing de la marque munichoise tout en amorçant une chute de toit à la manière d’un coupé, sans doute pour apporter un peu de légèreté et de sportivité au modèle, tandis que la malle arrière semble avoir été modifiée pour donner un plus grand volume de coffre, ce qui contraste avec les autres éléments de design qui essaient d’alléger la ligne. Le prolongement des feux sur le volet arrière n’arrangent en rien l’effet disgracieux de la poupe qui apparaît, 20 ans après, comme démodée et décalée par rapport au segment : avant-gardiste, vous avez dit ?

Armada technologique

La Série 7 E65 mise sur une épure de son habitacle en troquant le levier de sélection de vitesses pour un commodo spécifique « Shift By Wire » installé derrière le volant tandis que les touches des fonctions essentielles sont regroupées sur le volant alors que les boutons secondaires sont placés au centre du tableau de bord ou sur la console centrale : c’est le début de la molette de contrôle iDrive, celle-ci facilitant la communication avec l’écran central qui inaugure de nouvelles fonctionnalités comme ConnectedDrive et on accès Internet.

La berline s’équipe d’inédites suspensions aluminium avec Dynamic Drive et amortissement variable continu ainsi que d’une suspension pneumatique avec correction d’assiette automatique. Et avec les nouveaux 8 cylindres Valvetronic qui prennent place derrière les yeux pleins de mascara, les performances promises sont assez intéressantes puisque le 0-100 km/h est annoncé en 7,5 pour la 735i de 272 chevaux ou 6,3 secondes pour la 745i de 333 chevaux, avec une vitesse maximale plafonnée à 250 km/h sur les deux modèles.

De plus, la sécurité passive a été travaillée pour faire de la Série 7 un véhicule aussi sécure que plaisant à conduire : airbags rideaux, appuie-tête actifs, réseau de données ISIS calculant tous les paramètres de sécurité en cas d’accident. 

Présentée au Salon de Francfort en 2001, la Série 7 E65 aura du mal à trouver sa clientèle auprès des propriétaires habitués au style BMW, en partie à cause des choix réalisés par les équipes de Chris Bangle : aussi dynamique qu’elle puisse l’être, les lignes fortes et les lourdeurs de design ne convainquent pas les béhèmistes mais rencontre tout de même un certain succès. Il faudra attendre la Série 5 E60 qui sortira en 2003 pour retrouver une berline au traitement extérieur plus équilibré. Aujourd’hui, l’atypique Série 7, qui termina sa carrière en 2008 après un restylage intervenu en 2005, se fait toujours aussi timide mais elle aura marqué, à sa façon, la culture automobile de l’époque.

L’atypique Série 7 termina sa carrière en 2008 après un restylage intervenu en 2005 lui donnant un regard moins caricatural grâce au démaquillage de son trait de mascara (photo ci-dessous). Elle continua de jouer son rôle de leader sur le segment et de porte-étendard technologique en initiant de nouvelles conceptions techniques comme l’ajout d’un carter en magnésium/aluminium sur le bloc moteur du 6 cylindres diesel de 3,0 litres. Le physique ne fait pas tout, certes. La Série 7 a bâti sa réputation sur l’expertise des ingénieurs plutôt que sur celle des designers : qu’à cela ne tienne. 20 ans après, elle fait encore tourner les têtes, mais pas forcément pour les bonnes raisons.

Photos - BMW Série 5 E65 (2001)

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