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En 1986, BMW dévoile sa Série 7 E32, deuxième génération de sa berline luxueuse, qui ne remplace pas seulement la E23, mais qui veut s’imposer comme référence.
Série 7 E32, déclaration de guerre à Stuttgart
Lorsque BMW présente en septembre 1986 sa nouvelle routière luxueuse, toutes les attentes du modèles sont immédiatement comblées. Ce n’est pas une simple remplaçante de la E23 ; c’est une déclaration en bonne et due forme que Munich peut rivaliser (voire battre) avec Stuttgart. Son développement (entreprit depuis 1979) ne visait pas simplement à succéder à un modèle qui avait fait ses preuves, il s’agissait de dépasser d’un bond les rivales établies, au premier rang desquelles la Mercedes-Benz Classe S W126 régnait sur le segment de la routière de luxe.
Les ingénieurs ont conçu un châssis capable d’accueillir aussi bien de sages six-cylindres que la pièce maîtresse, un V12, sans le moindre effort. BMW voulait une voiture capable d’impressionner les dirigeants d’entreprise, de transporter des chefs d’État, et de rester vivante entre les mains de son conducteur. Pari tenu. Quand la première Série 7 arriva en 1977, il s’agissait d’une voiture classique attendue par la clientèle. Motorisée par des blocs entre 150 et 200 ch, mais lorsque la E23 approcha de sa retraite en 1986, après plus d’une décennie de bons et loyaux services au sommet de la gamme BMW, des rumeurs commencèrent à circuler : sa remplaçante ne serait plus si ordinaire.



Un design affirmé, une technologie d’avant-garde
L’E32 affichait une présence affirmée, sans ostentation. Des lignes épurées aux angles francs, signées par une équipe de design menée par Ercole Spada (celui-là même de la maison Zagato) lui conféraient une autorité naturelle, tandis que la double calandre-haricot et le fameux coude Hofmeister s’imposaient d’emblée comme des signatures reconnaissables entre toutes.
Fort d’une plateforme inédite et d’objectifs technologiquement ambitieux, les ingénieurs de BMW s’engagèrent dans une quête : marier confort, performance et systèmes de pointe en un seul et même objet. La voiture fut pensée comme une série de premières et elle tint sa promesse. À bord, c’était une vitrine de la technologie de la fin des années 80 : ABS, contrôle de traction, phares au xénon, climatisation bi-zone et bien d’autres encore. BMW l’affirmait haut et fort : voici une berline de luxe, mais qui se conduit comme une BMW. La direction était précise, la suspension équilibrée, et malgré son gabarit, elle avalait les routes sinueuses avec une aisance déconcertante.
Et si toutefois la grande routière n’était pas assez classieuse, une autre déclinaison fut lancée : la BMW 750iL (le « L » pour Lang, long en allemand) offrait 10 centimètres d’empattement supplémentaires (par rapport à la version courte), dévolus aux passagers arrière. C’était la version des présidents, des diplomates et des grandes fortunes : un salon roulant où les jambes s’étirent, où le cuir s’étale généreusement et où le V12 feutre jusqu’au moindre bruit de civilisation extérieure. Produite de 1987 à 1994, la 750iL incarnait la quintessence du vaisseau amiral bavarois : une limousine qui n’en portait pas le nom, mais en assumait pleinement la vocation.



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