À l’approche de la révélation de sa nouvelle Série 3 (G50), BMW orchestre une révolution verte discrète mais majeure en incorporant un quart de matériaux recyclés au cœur de sa berline thermique.
Série 3 G50, un quart de matériaux recyclés
En bref :
- Économie circulaire : La future Série 3 thermique intègre 25 % de matériaux secondaires, une proportion qui grimpe à 31 % sur la variante électrique i3 50 xDrive.
- Aluminium réemployé : Le capot se compose à 70 % d’aluminium recyclé, un matériau également mis à profit dans les éléments de suspension, jantes et porte-fusées.
- Production réorganisée : La fabrication de la berline thermique migre vers le site de Dingolfing, libérant l’usine historique de Munich pour sa conversion 100 % électrique d’ici 2027.
Révélation imminente et déclinaisons en cascade
La patience des passionnés touche à sa fin : la nouvelle Série 3 s’apprête à faire tomber le masque dès la semaine prochaine. Le bal sera ouvert par la version affûtée M350 xDrive, première marche avant l’arrivée programmée à l’horizon 2028 de la volcanique M3. Cette dernière conservera le tonitruant bloc six-cylindres S58, auquel pourrait s’accorder une discrète hybridation légère.
Fidèle aux traditions maison, la berline ne fera pas cavalier seul. Le break Touring (G51) pointera rapidement le bout de son capot, décliné à la fois en déclinaisons sportives thermiques et en version 100 % électrique sous le badge i3 Touring (NA1). De quoi prouver que la polyvalence et la conscience environnementale peuvent faire bon ménage sur le bitume.
L’écologie appliquée à tous les modes de propulsion
Munich ne se contente plus de faire rugir les chevaux : la marque à l’hélice ausculte désormais à la loupe l’empreinte environnementale de ses machines. Pour la huitième génération de sa berline Série 3 (G50), les ingénieurs bavarois ont orchestré une cure d’éco-conception. Près d’un quart de la structure de la Série 3 thermique provient de matériaux de seconde main, un ratio qui grimpe même à 31 % pour la déclinaison 100 % électrique i3 50 xDrive basée sur l’architecture Neue Klasse.
Véritable bouclier d’orfèvre, le capot avant s’habille ainsi à 70 % d’aluminium recyclé. Loin de s’arrêter au ramage de la carrosserie, cette seconde vie de la matière gagne les entrailles du châssis : jantes, bras de suspension, pivots de fusée et porteurs de roues profitent de ce métal réinjecté dans le circuit. Résultat de ce ballet écologique, l’empreinte carbone de la chaîne d’approvisionnement fond d’environ 30 % par rapport à la génération sortante G20.
Ce virage circulaire témoigne d’une conviction forte chez BMW : la quête de durabilité ne doit pas rester l’apanage exclusif de la fée électricité. Fidèle à sa philosophie de neutralité technologique, le constructeur allemand continue de déployer ses efforts sur une palette complète de motorisations (essence, diesel, hybride rechargeable et 100 % électrique), avant de concrétiser l’aventure de l’hydrogène avec la future iX5.
Cette transition s’accompagne d’un jeu de chaises musicales industriel au cœur du berceau bavarois. Si la variante zéro émission i3 restera assemblée dans le fief historique de Munich, la production de la Série 3 thermique met le cap sur l’usine de Dingolfing. Une migration stratégique qui permettra au site munichois de réussir sa mue ultime et de se vouer exclusivement aux véhicules électriques dès 2027.
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