Année 2026 : un optimisme et des signaux positifs
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Le cycle de Juglar pour nous sauver ?
Malgré ce constat sévère, Vincent Salimon se veut résolument optimiste pour l’année 2026. « Je crois que ce qu’on peut souhaiter, c’est un succès pour BMW Group, mais là-dessus on n’a pas de doute, mais c’est un succès pour le marché automobile », a-t-il déclaré, fixant un objectif ambitieux : atteindre 1,7 million de voitures vendues. « Je pense qu’on peut le faire parce qu’on a dû atteindre un plancher en 2025 », a-t-il estimé.
Cet optimisme s’appuie sur des arguments économiques solides. Le PDG a rappelé qu’historiquement, « la deuxième moitié d’une décennie est toujours meilleure que la première moitié ». Il s’est également référé au cycle de Juglar, du nom de l’économiste du XIXe siècle qui a analysé les cycles économiques. Selon cette théorie, les années se terminant par un 6 sont systématiquement des années de reprise économique.
Les exemples historiques abondent : 2016 avec l’inversion de la courbe du chômage, 2006 marquant le début d’une reprise jusqu’en 2008, ou encore 1976 après le choc pétrolier. « Moi je suis assez confiant en fait pour une reprise, pour autant que le géopolitique, bien évidemment, nous permette d’aller chercher les performances que l’on se doit », a-t-il nuancé, conscient des incertitudes internationales.
Des signaux encourageants et une stratégie sur le long terme
Vincent Salimon a également évoqué des évolutions favorables sur le front réglementaire. Une mesure potentielle, en attente de confirmation début février, pourrait changer la donne : la suppression du malus au poids sur les voitures électriques, initialement prévu pour le 1er juillet 2026. « Encore à confirmer, mais c’est positif. Ça veut dire qu’on envisage vraiment d’accompagner de manière favorable le développement des ventes de voitures électriques en France, et c’est très bon », s’est-il réjoui.
Face à ces défis, BMW Group France mise sur une approche qu’il qualifie de « pragmatique et réaliste ». « Je ne suis pas optimiste en fait, je suis pragmatique et réaliste. Et vous savez qu’on met toujours tout sur la table chez BMW Group », a-t-il affirmé, incarnant cette transparence revendiquée par le groupe. Le dirigeant a rappelé que BMW Group démontre au quotidien que « performance économique, investissement dans toutes les technologies et responsabilité environnementale ne sont pas incompatibles ».
La rentabilité du groupe lui permet de maintenir des investissements soutenus, suivant une stratégie à long terme qui n’est pas remise en cause par des fluctuations à court terme ou des variations boursières. « On est dans un groupe qui a une stratégie long terme, pérenne, on ne la remet pas en cause en fonction des éléments court terme ou du cours de bourse de la veille, et ça nous permet de performer », a-t-il souligné.
Des engagements tenus sur le véhicule électrique
Vincent Salimon a tenu à rappeler les performances du groupe en matière de véhicules électriques, dépassant systématiquement ses objectifs. Il y a deux ans, BMW s’était engagé à augmenter ses ventes de voitures électriques de 50 % entre 2023 et 2024, pour finalement presque doubler ce chiffre. L’année suivante, malgré une pénétration déjà forte, le groupe avait promis une progression à deux chiffres et a finalement enregistré une hausse de 23 %.
« C’est bien la preuve, et on est transparent avec vous, c’est ce que je disais au départ, on est réaliste, pragmatique, on prend des engagements et on se donne les moyens de les réaliser, et c’est le cas grâce à l’excellente performance des équipes de BMW Group France et du réseau », a conclu le PDG, saluant le travail de ses équipes.
Cette capacité à tenir ses promesses, combinée à une vision stratégique claire et à une approche équilibrée des différentes motorisations, positionne BMW Group France comme un acteur majeur de la transition écologique du secteur automobile, tout en maintenant sa compétitivité économique dans un marché français fragilisé.
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