BMW a réalisé un excellent exercice 2025 sur l’ensemble des marchés. Mais plus important encore, ses rivaux Mercedes et Audi sont largement distancés sur le marché allemand.
BMW fait (encore) largement mieux que Mercedes et Audi
Les récentes analyses détaillées de l’Office fédéral des véhicules à moteur (KBA) concernant les immatriculations de l’année 2025 viennent de lever les derniers doutes : sur son propre marché (Allemagne), BMW confirme son hégémonie sur le segment haut de gamme. Si une lecture rapide des statistiques brutes peut prêter à confusion en affichant 260 415 unités pour Mercedes contre 253 712 pour la firme munichoise, la réalité du marché des voitures de tourisme raconte une tout autre histoire.
En effet, le volume global attribué au constructeur de Stuttgart englobe des milliers de véhicules industriels et utilitaires. Pour obtenir une comparaison rigoureuse centrée sur l’automobile de luxe, il convient de soustraire les gammes de camions (Actros, Arocs, Atego, Unimog) ainsi que les utilitaires légers (Citan, Sprinter, Vito). Une fois ce correctif appliqué, le score de Mercedes chute à 235 964 immatriculations selon les registres du KBA. Ce qui ressemblait à une avance de 7 000 unités se transforme alors en un déficit flagrant de près de 18 000 véhicules par rapport à BMW. Dans cette hiérarchie corrigée, Audi réduit également son écart avec la marque à l’étoile, bien que la firme d’Ingolstadt accuse encore un retard de plus de 30 000 ventes avec un total de 205 862 unités.
Ces modèles qui battent la concurrence…
Cette suprématie bavaroise s’appuie sur une performance solide au cœur de chaque segment. Dans la catégorie des berlines familiales, la Série 3, malgré un cycle de vie déjà bien entamé, parvient à devancer la Classe C de Mercedes ainsi que les Audi A4 et A5. Un étage plus haut, la Série 5 inflige le même traitement à la Classe E et à l’A6, les reléguant dans ses rétroviseurs. Si l’Audi A3 reste la reine des compactes premium, la BMW Série 1 réussit néanmoins à distancer nettement la Classe A.
Le duel des SUV tourne également, dans la majorité des cas, à l’avantage de Munich. Les chiffres sont particulièrement éloquents pour le BMW X1, dont les volumes de vente doublent littéralement ceux du Mercedes GLA. Les modèles plus imposants, tels que les X5 et X7, s’imposent aussi face à leurs rivaux directs. Quelques bastions résistent toutefois à Stuttgart : le Mercedes GLC conserve une avance confortable sur le BMW X3, tandis que la Classe S maintient son leadership dans le segment grand luxe face aux BMW Série 7 et Audi A8.
Constat identique de l’autre côté de la Manche
L’année 2025 aura scellé la domination sans partage de BMW sur le segment premium outre-Manche. Avec 122 723 unités, la firme munichoise affiche une résilience nettement supérieure à celle de ses rivaux historiques. Son poursuivant direct, Audi, accuse un repli bien plus marqué de 9,24 % (111 115 véhicules), permettant à BMW de creuser un fossé béant : l’écart entre les deux marques, qui n’était que de 3 000 unités l’an dernier, dépasse désormais les 11 500 exemplaires.
De son côté, Mercedes-Benz observe ce duel à distance. Avec une chute de 13,13 % de ses ventes (89 267 unités), le constructeur de Stuttgart voit son retard s’accentuer. Au-delà de la sphère premium, la performance de BMW impressionne à l’échelle du marché global. Seul Volkswagen (178 607 unités) parvient à faire mieux. Des marques généralistes telles que Ford, Kia, Hyundai ou Toyota, pourtant positionnées sur des segments de prix bien plus accessibles, n’ont pu égaler les volumes de vente du constructeur bavarois.
Et sur notre marché local, en France ?
À l’instar de ses performances en Italie, BMW s’est imposé comme le leader incontesté du segment premium en France au cours de l’année 2025. Avec 60 904 nouvelles immatriculations pour sa marque principale, le constructeur bavarois devance une nouvelle fois ses rivaux historiques, Audi et Mercedes. La firme d’Ingolstadt a totalisé 48 756 unités, parvenant à prendre le dessus sur les 45 155 véhicules de la marque à l’étoile, bien que les deux constructeurs restent à bonne distance de BMW.
Si l’avance de Munich demeure solide, elle s’est toutefois légèrement réduite par rapport à l’exercice précédent, la marque ayant enregistré un recul de 9,3 % de ses volumes. Cette baisse est cependant moins sévère que celle de Mercedes (-11,9 %), tandis qu’Audi se distingue avec une croissance positive de 1,75 %.
La concurrence en retard sur l’électromobilité
Enfin, le chapitre de la mobilité électrique (BEV) vient parachever le triomphe du groupe munichois sur le marché allemand. Avec 51 878 voitures électriques livrées, BMW survole les débats, laissant Audi (40 530) et surtout Mercedes (34 719) à une distance respectable. Précisons que ce leadership reste incontesté même si l’on inclut, par générosité, les quelque 1 700 utilitaires électriques comptabilisés par Daimler dans ses statistiques.
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