Toutes ces années, le plaisir de conduire a été le leitmotiv de BMW. L’arrivée des motorisations électriques a entamé cette approche, même si vous pouvez toujours acheter des moteurs thermiques grâce au « power of choice » cher à la marque. Avec le « Highway Assistant », qui permet une conduite sans les mains sur autoroute à des vitesses allant jusqu’à 130 km/h, on franchit une nouvelle étape, qui nous fait basculer du plaisir au confort de conduire.
En bref :
- Le principe : le BMW Highway Assistant gère seul l’accélération, le freinage et les changements de voie sur autoroute jusqu’à 130 km/h, validés d’un simple regard.
- Déploiement élargi : grâce à l’homologation DCAS, il est désormais disponible dans plus de vingt pays européens, dont la France, contre un seul auparavant.
- Limites observées : hors autoroute, le système perd en fiabilité (ronds-points, stops, traversées de village) et demande de reprendre la main.
- Consommation : sur BMW iX3 50 xDrive, entre 15,5 kWh/100 km à allure légale et 25,2 kWh/100 km à rythme soutenu.
Le BMW Highway Assistant, c’est quoi ?
Le BMW Highway Assistant est un système de conduite assistée pour rouler sur autoroute qui gère à la fois le contrôle longitudinal et latéral du véhicule et effectue des changements de voie automatisés, que le conducteur valide d’un simple regard.
Déjà adopté sur les Série 5 et Série 7, les iX, X5, X6, X7, XM et la nouvelle iX3, il totalise plus de 200 millions de kilomètres parcourus en conditions réelles. Sa sécurité repose sur des systèmes redondants associant caméras et cartes haute résolution, une puce dédiée intégrée à l’ordinateur ADAS, ainsi qu’une caméra qui surveille en permanence l’attention du conducteur, lequel reste pleinement responsable. Grâce à l’homologation DCAS, sa disponibilité en Europe passe d’un seul pays à plus de vingt, dont la France, l’Allemagne, l’Italie, la Suisse, l’Autriche et le Benelux, avec une assistance complète de l’entrée à la sortie d’autoroute lorsque la navigation BMW Maps est activée. Avec BMW Symbiotic Drive, le conducteur peut accélérer, freiner ou corriger la trajectoire sans désactiver l’assistance, pour une expérience fluide au plus haut niveau d’automatisation SAE 2.

Et sur les petites routes ?
C’est une BMW iX3 50 xDrive, que nous avons empruntée au parc presse de BMW pour aller aux 24 Heures du Mans assister au reveal de la BMW M Concept, qui a servi de cobaye. Mais comme nous sommes « un peu taquins », comme dirait Paul (private joke), nous avons choisi de détourner son usage en passant uniquement, à l’aller, par des routes sans péages. De fait, entre voies rapides, villages, routes nationales et départementales, nous étions curieux de voir comment ce système allait s’en sortir.
Sur les voies rapides, dont l’infrastructure est très proche de celle d’une autoroute, le « Highway Assistant » s’est montré impérial. Il respecte par défaut les vitesses légales tout seul, sauf si vous lui fixez une limite plus haute, il ralentit voire freine quand c’est nécessaire et c’est assez amusant de lui donner l’ordre de doubler d’un simple regard.
Sur les routes nationales, tout se passe bien, sauf dans les ronds-points, où il vous demande de reprendre la main car il n’est pas (encore) programmé pour gérer ce type de croisement.
Sur les petites routes départementales, il faut être un peu plus attentif. Un stop ou un feu rouge peut être « oublié » et il faut reprendre vite la main. Mais comme indiqué plus haut, c’est « normal » car ce type de situation n’est pas encore pris en compte.
Enfin, les traversées de village, surtout avec des stationnements alternés destinés à faire ralentir, nécessitent impérativement de reprendre le volant. Mais au global, alors que nous l’avons détourné de son usage, le BMW Highway Assistant s’en sort avec les honneurs.

BMW iX3 50 xDrive : la monture de test
Nous avons déjà testé la BMW iX3 50 xDrive. Cet aller-retour entre Saint-Quentin-en-Yvelines et Le Mans a été l’occasion de se remémorer pourquoi nous l’avions appréciée dans le sud de l’Espagne lors des essais presse. À cette occasion, il n’avait pas été possible de tester le Highway Assistant car nos voisins espagnols ne l’autorisent pas sur leurs routes et obligent BMW à le neutraliser dès la frontière franchie.
Notre trajet aller s’est fait sur un rythme de sénateur aux allures légales, permettant de relever une consommation de seulement 15,5 kWh/100 kilomètres. Le retour, avec un impératif horaire assez tendu (je vous laisse traduire…), a fait grimper la consommation à 25,2 kWh, ce qui est très raisonnable eu égard à l’impératif horaire susvisé.
Conclusion essai Highway Assistant
Le confort de conduire est en marche. Mais BMW vous laisse le choix. Et rien ne vous oblige à enclencher le Highway Assistant. Vous conserverez alors le plaisir de conduire, qui fait, en ce qui me concerne, partie de ma façon de conduire une BMW.
P. HORTAIL
Photos : DR