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Essai BMW M850i : parfaite pour attendre la M8

La BMW M8, qui sera déclinée en coupé, cabriolet et Gran Coupé, arrivera en concession début 2020. Pour nous faire patienter, BMW nous met en appétit avec la M850i, qui est déjà une voiture très performante.

Vive l'alternance

Il y a une alternance chez BMW entre les chiffres 6 et 8. La Série 6 E24 avait ouvert le bal entre 1976 et 1989. Elle verra lui succéder la Série 8 E31 produite à 30 000 exemplaires, elle même remplacée par la Série 6 E63 (coupé) et E64 (cabriolet) de 2004 à 2011.  La gamme F12 (coupé), F13 (cabriolet) et F06 (Gran Coupé) prendra le suite de 2012 à 2017. Si on met de coté l’actuelle Série 6 GT (qui a remplacé la 5 GT et qui n’a rien d’un coupé), il ne reste plus de série 6 dans la gamme car BMW est revenu au chiffre 8 pour ces coupés sportifs et leurs déclinaisons.

 

Un V8 de 530 chevaux pour (bien) commencer

La M850i reçoit le moteur de V8 de 4,4 litres de cylindrée doté de la technologie M Performance TwinPower Turbo. Il a bénéficié de certaines évolutions. Les turbocompresseurs placés dans l’espace en V qui se trouve entre les rangées de cylindres, le système d’injection directe d’essence, le bouclier thermique, le système de refroidissement, le dispositif d’allumage électronique, l’électronique du moteur et le carter ne sont que quelques-uns des éléments qui ont été entièrement revus. Grâce au gain de puissance de 68 chevaux et au couple de maximal de 750 Nm disponible entre 1 800 et 4 600 tr/min, la M850i abat le 0 à 100 km/h en à peine 3,7 seconde ! Elle devance la M6 F12, forte de 560 chevaux, de 5 dixièmes sur cet exercice malgré un poids supérieur de 40 kilos (1850 pour la M6, 1890 pour la M850i). Ce gain est dû aux quatre roues motrices (dont ne dispose pas la M6 F12) qui transmettent toute la puissance au sol dès qu’on accélère. Et au final, après 1000 mètres d’accélération, départ arrêté, le verdict tombe : 21,2 secondes pour la Série 8, 21,7 pour la M6 F12. Du coup, on se dit que les performances de la M8 seront diaboliques !

Fan du design !

Autant se le dire tout de suite, j’adore le design de la BMW Série 8. Lorsque je l’ai découverte au Salon de Paris, j’ai tout de suite été conquis par les proportions, avec ce long capot, cet arrière trapu, la silhouette élancée la ligne de toit qui plonge vers l’arrière. Le capot moteur surplombe de larges prises d’air et le double « haricot », dont la forme est désormais inversée sur les modèles sportifs. Les feux à LED (laser en option) sont les plus fins jamais vus sur un modèle BMW à ce jour.

L’arrière, avec ses lignes horizontales et les feux en trois dimensions, donne une impression de largueur. Les épaulements au niveau des ailes arrière et des vitres participent aussi à « asseoir » la Série 8. La BMW Série 8, contrairement à ce que l’on pourrait penser quand on la sous les yeux, n’est pas plus grande que la Série 6 F12. Elle mesure même 5 centimètres de moins ! Elle est toutefois à peine plus large (1 centimètre) et moins haute de 3 centimètres (1,37 mètres).

A bord, vive le luxe

La Série 8 vous accueille dans un habitacle luxueux et sportif. Pour le luxe, on note une finition parfaite, la présence d’un intérieur cuir étendu aux portières et tableau de bord et de sièges confortables. Si cela ne vous suffit pas, vous pouvez toujours piocher dans la gamme BMW Individual.

Pour le sport, il suffit démarrer et d’entendre le V8 émettre ses premiers grognements. Attention, on est loin du réveil d’un félin rugissant au petit matin. C’est sourd, caverneux et discret. Pour mieux percevoir le côté sportif, il faut sélectionner le mode Sport+. Dans ce cas, le V8 est plus présent, sans artifice dans les haut-parleurs, grâce à l’ouverture de clapets. Il tousse grassement quand on relâche l’accélérateur. C’est comme ça que personnellement je l’aime !

La BMW Série 8, tout comme le nouveau X5, reçoit le système BMW Live Cockpit Navigation Pro comprenant un combiné d’instruments entièrement numérique et un écran 12,3 pouces au centre duquel peut être placée par exemple un extrait spécifique de carte routière. Comme pour le X5, je ne suis pas fan de l’inversion du compte-tours, dont l’aiguille, au lieu de partir de la gauche pour aller se cacher dans la boite à gants, par de la droite à la rencontre du celle indiquant la vitesse. Il va falloir s’y habituer. Je reste persuadé que l’affichage tête haute était suffisant surtout qu’il offre une surface de projection agrandie, de nouveaux contenus et des graphismes améliorés. Pour ceux qui envisagent un déplacement en famille, cela reste possible, à la condition que les enfants acceptent un espace aux jambes assez réduit et un accès pas très confortable.

Une GT sportive très affûtée

La M850i accélère très fort, certes, mais que se passe-t-il au moment d’aborder un virage sur une route nationale ou départementale ? Tous ces efforts ne sont-ils pas annihilés par le poids ? Répondons de suite : pas du tout. On passe les courbes à vitesse inavouables surtout en mode sport+. L’assurance dont elle fait preuve est tout bonnement bluffante. On pourrait presque faire ses mails tout en roulant ! Une vitesse un peu trop rapide avant d’aborder un droite qui referme ? hop, un bon de coup de frein ralentit la voiture sans la déséquilibrer, ce qui permet de tenir la corde sans inquiétude. A la remise des gaz, la transmission intégrale xDrive (le pont arrière reçoit un différentiel autobloquant M Sport) assure une répartition variable du couple entre l’essieu avant et l’essieu arrière, et optimise la force motrice et la tenue de route. On n’attend qu’une chose :  la courbe suivante.

A ce rythme, l’ordinateur de bord indique une consommation moyenne de 19 litres pour parcourir 100 kilomètres. Cela peut paraître beaucoup, mais je vous avoue que pour cet essai, je n’ai pas eu l’idée de battre des records d’éco-conduite. Ce qui n’empêche pas, en roulant en respectant les limitations de vitesse avec le mode éco-pro, d’afficher un petit 10 litres en moyenne. Rappelons qu’on dispose d’un V8 de 4,4 litres et 530 chevaux.

  • Les performances
  • La ligne
  • La tenue de route
  • La discrétion du V8 à l'intérieur
  • Les nouveaux compteurs
Avec la BMW M850i, proposée à partir de 124 750 euros, Munich nous offre une version qui satisfera une grande majorité de ses clients. Relativement discrète, elle surprendra beaucoup d’autres GT bien plus réputées. Les plus exigeants attendront la M6. Quant à la version hybride, pas de date en vue.

Texte et photos : Philippe HORTAIL

Agrément de conduite 90%
Finition 90%
Equipements 90%
Coup de cœur 90%
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M850i xDrive
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