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Les secrets de la BMW 750iL de « Demain ne Meurt Jamais »

James Bond, l’espion britannique de sa Majesté, roule quasiment exclusivement en Aston Martin… Enfin, à quelques infidélités près ! L’agent 007 a eu la chance de rouler en BMW, et la 750iL de « Demain ne Meurt Jamais » a quelques secrets et gadgets incroyables !

James Bond roule pour BMW !

C’est en 1995 que la franchise James Bond opéra une petite révolution. Après une pause de 6 ans sur grand écran, GoldenEye débute la saga de Pierce Brosnan. Ce dernier prend la succession de Timothy Dalton qui a campé le rôle pendant deux films. Pierce Brosnan aurait pu débuter bien avant dans le costume de 007 s’il n’était pas retenu pour la série « Les Enquêtes de Remington Steele ».

Un nouveau Bond, un nouveau « M », désormais dans un personnage féminin incarné par Dame Judith Dench… et une nouvelle marque ! Exit les Aston Martin, Lotus et autres excentricités, 007 roule en BMW ! Et en 1995, la sortie de GoldenEye coïncide avec la sortie du premier modèle de la Z3. Alors qu’il s’agit d’un modèle de présérie, le beau roadster fera une courte apparition et ne sera pas maltraité !

La BMW 750iL, nouveauté dans la saga

Il faudra attendre le 18e film de la saga James Bond (« Demain ne Meurt Jamais ») pour que BMW se dévergonde ! Nous sommes en 1997 et la firme de Munich met à disposition une BMW 750iL truffée de gadgets !

Alors que BMW a récemment présenté la nouvelle mouture de la Série 7, voici celle qui fut la plus marquante de l’ère Pierce Brosnan. Afin de célébrer les 25 ans (déjà) de la sortie du film avec la BMW 750iL en tête d’affiche, on vous en livre tous ses secrets !

La BMW 750iL fait partie de la génération E38 (1994-2001). À cette époque, la série 7 en était à sa troisième génération. La 750iL était essentiellement une 750i à empattement long (le « L » vient du mot allemand pour long, « lang »).

La 750i (et iL) était équipée d’un moteur V12 5,4l de 326 ch, comme celui utilisé dans la Rolls-Royce Silver Seraph. Les deux variantes étaient équipées d’une boîte de vitesses automatique à cinq rapports.

Une Béhème bardée de gadgets

Utilisée lors de séquences se déroulant en Allemagne, la voiture était équipée d’un système de sécurité qui pulvérisait des gaz lacrymogènes et délivrait des chocs électriques aux intrus. Le véhicule était également équipé d’un coffre-fort protégé par des empreintes digitales, caché derrière le compartiment de l’airbag passager.

La 750iL pouvait être contrôlée à distance via le téléphone portable Ericsson de Bond, qui s’ouvrait pour révéler un écran LCD et un trackpad. Les mécanismes de défense comprenaient un lance-roquettes monté sur le toit et des pneus increvables avec gonflage automatique. Un dispositif de coupe-câble dans l’emblème du capot avant et un distributeur de clous de crevaison dans le parechoc arrière.

Les secrets de tournage

Dix-sept véhicules seront utilisés pour le tournage des scènes allemandes. Quatre d’entre eux ont été adaptés pour devenir des voitures avec un pilote caché sur la banquette arrière. Dans cette version, il était assis à l’arrière et utilisait un petit volant. Des moniteurs vidéo étaient reliés à des caméras cachées dans les rétroviseurs extérieurs et sur le haut du pare-brise. Trois autres BMW ont été utilisées en renfort pour les conducteurs cachés.

L’une des voitures a comme équipement, une boîte à gants coulissante révélant un coffre-fort et n’a été utilisée que pour cette seule scène. Une autre, surnommée le « canon », et est spécialement préparée pour être propulsée du toit lors de la fin de la poursuite dans le parking.

Elle a été allégée au maximum afin d’être tiré depuis une plateforme spéciale. Les sept autres voitures n’ont été utilisées que pour des plans supplémentaires et en extérieur, dont une qui était conservée à Hambourg.

Le tournage de la cascade a pris trois semaines. Mais elle s’est déroulée en fait dans le parking du centre commercial de Brent-Cross à Londres. La fin de la séquence où Bond atterrit dans une vitrine est tournée dans les studios de Frogmore dans le Hertfordshire (comté au Nord de Londres).

Quelques anecdotes !

La BMW utilisée dans le film est en réalité une 740iL, rebadgée 750iL pour l’occasion. La plaque d’immatriculation est B MT 2144, comme l’Aston Martin DB5. La taille de la plaque indique qu’il s’agit d’un modèle US importé.

La célèbre publicitaire Karen Sortito (une américaine) avait négociait avec BMW un contrat de 75 millions de dollars pour que 007 conduise sur 3 films les voitures de la firme de Munich. Pour « Demain ne Meurt Jamais », une campagne promotionnelle de 100 millions de dollars fut négociée autour du film. Les marques Visa, L’Oréal, Ericsson, Heineken, Avis et Omega furent impliquées. Beaucoup ont critiqué à l’époque cette campagne publicitaire qui impactait une image que l’on voulait plus chic pour James Bond.

BMW a réellement assemblé la 750iL de James Bond…

Ce que beaucoup de personnes ignorent, c’est qu’à la même époque, BMW a vendu ce que l’on peut appeler une version réelle de la 750iL de James Bond. Que n’importe qui pouvait acheter. Elle était équipée d’un blindage lourd, de son propre système d’alimentation en oxygène. Il y avait des extincteurs, ainsi que d’orifices sphériques pour les mitraillettes, lorsque les choses devenaient difficiles. Elle s’appelait la BMW 750iL Security.

La 750iL Security Line, connue en interne sous le nom de 750iLS, était une version spéciale de la BMW Série 7. Elle était dotée de tout ce dont un homme d’affaires pouvait avoir besoin pour rester en sécurité.

Il existait également une version inférieure, la « Protection Line ». Elle était équipée de pneus de roulage à plat et résistants aux balles, mais loin d’être aussi sûre que la « Security Line ».
Cette version « Protection Line » ne pesait que 150 kg de plus qu’une 750iL de série. La « Security Line » accusait, elle, 900 kg de plus ! Au total, la version la plus blindée affichait un poids de 3 tonnes sur la balance !

…des gadgets différents de 007 !

Une telle masse a un impact sur la tenue de route, mais le 0 à 100 km/h s’effectue en 8″8 ! L’indice balistique du blindage n’est pas connu, mais la taille des vitres peut donner une idée. L’épaisseur du verre est compris entre 5 et 7 cm, les vitres ne descendent que sur 20 cm ! Elles sont si lourdes que le mécanisme est hydraulique et non électrique. Il n’y a pas de système anti-pincement, ces vitres pourraient couper un doigt !

Les plaques d’acier et le verre ne sont que quelques-unes des armes de défense de la BMW 750iLS. Elle ne peut pas diffuser un gaz lacrymogène comme celle de James Bond… Mais elle peut s’en protéger. Effectivement, grâce aux capteurs situés à l’extérieur, la voiture détecte ces substances chimiques et active un mécanisme de défense. La voiture remonte automatiquement toutes les vitres pour isoler les passagers du monde extérieur et diffuse son oxygène en circuit fermé.

Un système actif d’extinction des incendies est intégré au véhicule. Des capteurs de température autour du moteur et du réservoir de carburant peuvent détecter si la température devient suffisamment élevée pour être dangereuse, auquel cas la voiture distribue automatiquement du produit ignifuge à partir de plusieurs buses situées sous le véhicule.

Mais tous ces systèmes de défense ont une durée de vie limitée. Cependant le verre pare-balles des fenêtres finira par se briser. L’oxygène s’épuisera, et le blindage en acier des portes ne peut supporter qu’une certaine tension avant de perdre son efficacité.

Une 750iLS offensive !

BMW a aussi pensé à une protection active, en dédiant des compartiments aux armes. En fait, de nombreux éléments similaires à la voiture de Bond sont fonctionnellement identiques, mais sans le même panache que sur grand écran !

Cette BMW « Security Line » est-elle efficace ?

Une voiture blindée, c’est bien, mais est-ce réellement efficace ? L’actuel président du Sri Lanka, Gotabaya Rajapakse, a été attaqué dans sa 750iLS alors qu’il se rendait à une réunion. Malgré les conséquences de cet attentat, il s’en est sorti indemne.