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Essai BMW X1 U11 : La relève est bien assurée

La BMW X1 fait partie des modèles de la gamme qui représentent un sérieux enjeu commercial en raison de volumes de ventes, tout comme la série 1 (modèle le plus vendu) ou encore le X3. Le nouvel opus n’est pas une révolution mais une belle évolution. 

Un design plus affirmé

Le design de la première version (E82) ne m’avait pas du tout séduit, celui de la seconde m’est apparu plus conforme à la vision que j’ai d’une BMW. Avec le nouveau X1, j’avoue que je suis conquis. Ce qui est rare chez moi quand on parle de SUV. Le X1 « montre ses muscles » pour afficher un style plus « baroudeur » dans l’esprit d’un 4×4. Les contours des passages de roues,  la calandre droite, les phares à technologie LED minces, le capot plat nervuré, les feux arrière en « L », clin d’oeil aux anciennes Série 5 E34 et Série 7 E32 sont autant d’éléments de style qui, sans donner un coup de vieux à l’ancien modèle (surtout en finition M Sport), apportent une touche de modernité. 

Un intérieur qui perd son identité 

Le design des nouveaux tableaux de bord BMW me laisse perplexe. Le « Curved display », à traduire par affichage incurvé, vers le conducteur, tourne la page de ce qui faisait que, en s’asseyant dans une voiture, on savait qu’on était dans une BMW. Ford avec la Mustang ou encore KIA avec l’EV6 GT on opté pour la même approche. Encore que sur le X1, on a un semblant de « casquette » qui n’existe pas sur le l’iX. Sans vouloir faire l’ancien combattant, je n’aime pas. 

En parallèle, histoire de dérouter un peu plus les habitués, la marque a totalement changé l’ergonomie des commandes. « Au revoir » l’Idrive dont on nous a tant vanté les mérites et « bonjour »… rien ! Selon un panel de clients, il n’était pas utile… La console centrale, aérienne, est une réussite esthétique. Mais elle ne comporte presque plus de commandes en dehors du sélecteur de vitesse, du réglage du son etc.

Ne cherchez plus le petit bouton si pratique qui fait défiler les informations de l’ordinateur de bord placé au bout du commodo des phares / clignotants. Il a migré sur le volant et il est moins ergonomique. Que dire des commandes de climatisation qui sont maintenant regroupées dans l’écran central et obligent à quitter la route des yeux pour tout réglage. Voilà une source d’économie pour la marque ! Du coup, on se met à utiliser plus souvent la commande vocale pour, par exemple, régler la température.

Au final, on perd en ergonomie et en confort d’utilisation. Un comble pour une BMW !

Vie à bord

La qualité de finition a encore progressé. Les sièges en cuir de notre version d’essai offre un très bon confort et un design réussi. Un airbag d’interaction entre le passager avant et le conducteur fait son apparition. Le silence à bord semble identique à celui de l’ancienne version. On retrouve aussi la banquette arrière fractionnable (40/20/40) et coulissante sur les versions à moteur thermique seulement.

L’espace à bord progresse grâce à un accroissement des dimensions extérieures : empattement +22 mm, longueur +53 mm (4,5 mètres), largeur +24 mm (1,84 mètre) et hauteur +44 mm (1,62 mètre). 

Pour ce qui du poids, là aussi, on constate une hausse : la version sDrive18i affiche 1575 kilos sur la balance (contre 1510 sur la précédente génération), la xDrive23i dépasse les 1700 kilos et la sDrive18d  pèse 1650 kilos  (contre 1615 pour l’ancienne version)

Enfin, le coffre, au minimum, vous permettra de stocker 540 litres. Sur les versions avec hybridation légère, il perd 40 litres. 

Mention spéciale pour le GPS disposant de la réalité augmentée, qui est très pratique.

Motorisations

Chez BMW France, à fin septembre 2022, le diesel représentait encore 39% des ventes de BMW, contre 28% pour l’essence, 26% pour les hybrides (essence/électricité) et 7% pour les 100% électriques. Mais tout cela devrait encore évoluer même si BMW continue de prôner le « Power of choice », c’est à dire la possibilité de choisir la motorisation en fonction de l’usage que vous faites de votre voiture. Une personne qui roule beaucoup aura tout intérêt à choisir encore un diesel qui lui permettra de parcourir de longues distances sans avoir à subir l’inquiétude née de la recherche d’un point de recharge électrique.

BMW propose deux moteurs diesel 4 cylindres : traction 18d de 150 chevaux et 4 roues motrices de 211 chevaux (23d) avec micro hybridation de 48 volts. En essence, vous pourrez aussi choisir entre le 18i (traction de 136 chevaux, 3 cylindres) et le 23i (quatre roues motrices, 4 cylindres ) de 218 chevaux avec micro hybridation pour ce dernier. Si les performances sont honorables (voir ci-dessous), il n’en demeure pas moins que les sensations auditives offertes par ces moteurs sont bien éloignées de ce que l’on aime chez BMW…

La version hybride dispose d’une batterie d’une capacité brute de 16,3 kW, (nette de 14,2 kW).

Conclusion 

Cette nouvelle BMW X1 progresse dans tous les domaines. Elle offre maintenant le choix entre 4 types de motorisations. Par contre, coté chéquier, une sensible hausse est à déplorer. Ainsi, la Nouvelle BMW X1 sDrive18i (base) débute à 39.900 € avec les nombreux équipements en plus de série par rapport la précédente génération. Mais la version précédente (sDrive18i Lounge F48) au 1er octobre 2021 s’affichait à 34.250 €… Si on ajout les équipement maintenant de série grand écran de navigation (2960€ – prix de l’écran de l’époque), LED (910 €), kit éclairage (410 €), rails de toit shadow line (80€), park assit (430 €), on arrive à 39.040 €. Une offre de LOA débute à 490 euros / mois. Ce mode d’achat devrait représenter 80% des ventes.

Texte et photos : P HORTAIL
Illustrations : BMW

GALERIE PHOTOS BMW X1 U11

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