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Vintage : la BMW Z8 by Hamann

La BMW Z8 a marqué son temps et la marque dès sa présentation. La première fois que j’ai eu l’occasion de la découvrir, ce roadster paradait en avant première sur le stand du BMW Club de France, dans le cadre de rétromobile. Le premier choc fut visuel. Le second sera (enfin) sonore avec cette BMW Z8 préparée par Hamann Motorsport découverte il y a peu.

BMW  Z8 Hamann-1

Une ligne intemporelle

BMW Z8 Hamann-19La BMW Z8 (nom de code E52), commercialisée en 2000, rend hommage à la BMW 507 de 1956 que nous avions photographiée ici. Elle fut dévoilée en 1997 sous les traits du concept Z07 au salon de Tokyo et reçu un accueil des plus chaleureux grâce à un design mêlant savamment la modernité et le rétro. La carrosserie spaceframe est réalisée en tôles d’aluminium structurelles offrant une grande résistance et habille un châssis en profilés extrudés.

Les cinquante exemplaires réservés à l’époque au marché français trouvèrent très rapidement preneur. Quelques concessionnaires en achetèrent pour eux, flairant le collector. Ils eurent raison quand on voit que le prix de vente neuf n’a jamais vraiment baissé et qu’il faut compter 140 000 euros pour pouvoir en acheter un.

Quand on photographie des voitures, on a parfois vite fait le tour. Pour le Z8, il nous aura fallu beaucoup plus de temps pour saisir tous les détails qu’offre son design, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. Les feux arrière à LED, les proportions, les ouïes latérales avec clignotant, le tableau de bord… l’appareil photo crépite et l’oeil apprécie. Certains puristes ne seront pas séduits par les retouches esthétiques que Hamann a cru bon d’apporter au Z8  (spoiler avant, bas de caisse, aileron sur le coffre et bouclier arrière avec diffuseur intégré) car il est difficile de retoucher cette ligne qui, 18 ans plus tard, n’a pas pris une ride et semble se bonifier avec le temps.

V8 de M5 E39

BMW Z8 Hamann-8Les ingénieurs ont choisi de positionner le moteur V8 S62 de la BMW M5 E39 sous le capot du Z8. Mais ils ont aussi réussi à le reculer suffisamment pour que la répartition des masses soit optimale. Du coup, les trains avant et arrière reçoivent chacun 50% du poids. De son côté, Hamann intervient, grâce au kit HM/Z450, à extraire… 450 chevaux (contre 400 à d’origine) du V8 de 5 litres de cylindrée. Le couple est de 535 Nm (contre 500 Nm d’origine). On apprécie la boite à air en carbone rouge.  Pour arriver à cela, il a recours à des arbres à cames spécifiques, des catalyseurs haute-performance, un échappement arrière à 4 sorties, un filtre à air sport et une une électronique revue. Au passage, la bride à 250 km/h est retirée pour laisser toute liberté au Z8 d’aller tutoyer les 300 km/h. Dès la mise en route, on comprend que le Z8 s’est virilisé entre les mains du préparateur allemand : l’échappement gronde au ralenti et sa voix devient de plus en plus convaincante au fur et à mesure que le V8 prend des tours. Les têtes se dévissent pour voir passer le Z8, un peu comme pour une AC Cobra.

Enfin, on jette un oeil aux roues de 20 pouces « Anniversary II » qui chaussent des pneus en 255/30/ZR20 (en 9 pouces de large) à l’avant et des 305/25/ZR20 (en 12 pouces…) à l’arrière. Pour mémoire, d’origine, on trouvait des pneus en 245/45/18 à l’avant et en 275/45/18 à l’arrière. Elles tentent de cacher un kit de freins en 355 mm x 32 mm avec étrier 4 pistons à l’avant… Il faut bien ça pour stopper ce missile. Enfin, la suspension reçoit des des combinés filetés réglables qui apportent de la précision mais au prix d’un confort assez ferme.

A bord

Stricte deux places, le Z8 reçoit un intérieur très dépouillé mais qui ne fait aucune impasse sur les équipements. Tout est finement dessiné et intégré, à l’image des BMW Z8 Hamann-45quatre compteurs positionnés au milieu du tableau de bord, du volant qui réussit à intégrer dans son petit moyeux un airbag ou encore des commandes d’essuie-glace joliment dessinées. La position de conduite, avec ce long capot digne de la voiture du loup de Tex Avery, peut dérouter au début mais on s’y fait vite. Tout tombe parfaitement sous les mains. Hamann ajoute un sport-shift, un compteur gradué jusqu’à 300 km/h, un pédalier en alumium et des tapis de sols.

Texte et photos : Philippe HORTAIL

 Merci à Julien ( Exclusiv cars au Muy ) Merci à Eric ( Auto Vmt Consulting )

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    Un commentaire

    1. Simon

      Bonjour,

      Dans la série Z deux modèles sont vraiment digne de BMW ainsi que pour la famille des cabriolets. Le reste de la production en cabriolet est trop commun par rapport aux autres marques. Un Z3 ou un Z1 est reconnaissable parmi tous les cabriolets. Ce sont des voitures à part et j’ose espérer que BMW renouvellera cela avec un Z différent.
      André

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