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Essai – Nouvelle BMW 320d EfficientDynamics

Ne nous le cachons pas, la précédente génération de Série 3 méritait plus que toute autre de partir à la retraite. Après quasiment huit ans de service, la E90 et ses nombreux défauts ne pouvaient plus lutter face à une concurrence affutée. Essayer la remplaçante de la berline la plus vendue au monde était donc un moment à part dans l’année du BlogBMW. Surtout qu’elle vient d’être élue plus belle voiture de l’année 2011. Alors commençons raisonnablement par la 320d EfficientDynamics en boîte automatique à 8 rapports.

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Petite Série 5 deviendra grande

En débarquant à l’aéroport de Lisbonne, une belle brochette de nouvelles Série 3 F30 attend la presse française. Au premier coup d’œil, la face avant de cette 6ème génération interpelle. On se pose des questions. Est-ce beau ou non ? Les optiques sont tellement effilés vers l’intérieur qu’ils vont jusqu’à toucher les naseaux de la calandre. Une première chez BMW. Et puis on s’habitue. On apprécie. Et on se dit aussi que ce détail confère à la nouvelle Série 3 un regard qui lui est propre par rapport au reste de la gamme. C’est moins flagrant au niveau de l’arrière qui ressemble fort à celui d’une « petite Série 5 » notamment en raison des feux en L. Avec son long capot, le profil est typique des BMW et l’ensemble séduira le plus grand nombre. Ce qui est le principal pour un modèle représentant 1/3 des ventes du constructeur allemand dans le monde. Eh oui, le marché français est finalement bien peu de choses quand on sait que la Série 3 est commercialisée dans 132 pays et que les versions les plus vendues sont les 320i et 335i !

[flickr id= »6765206753″ thumbnail= »small » overlay= »true » size= »original » group= » » align= »right »] Visuellement, la F30 paraît plus large que sa devancière. Ce qui est faux puisqu’elle n’évolue pas à ce niveau. En fait, ce sont les voies élargies (+37 mm à l’avant comme à l’arrière) qui donnent cette impression plutôt bienvenue. Au niveau de la longueur, la Série 3 s’allonge de 9,3 cm par rapport à sa devancière et atteint les 4,62 m. L’empattement gagne 5 cm et l’habitabilité à bord progresse par la même occasion. Notamment pour les passagers installés sur la banquette arrière qui bénéficient d’un peu plus d’espace aux jambes (+ 15 mm) et d’une garde au toit en légère hausse (+ 8 mm). De plus, les portières arrières voient leur angle d’ouverture augmenter de 5,5° pour faciliter l’accès à bord. Le coffre gagne de son côté une vingtaine de litres et affiche 480 dm3 en capacité de chargement. Il rejoint la moyenne de la catégorie. Un volume suffisant pour jouer au bon père de famille. Quant à la banquette arrière, elle est fractionnable 40-20-40. Néanmoins, il faut noter que ce système plutôt intéressant pour l’habitabilité n’est malheureusement pas de série en version de base baptisée « Lounge ».

163 chevaux en pleine santé ! 

[flickr id= »6765204319″ thumbnail= »small » overlay= »true » size= »original » group= » » align= »left »] Une fois bien installé au volant de notre Série 3 du jour, une 320d EfficientDynamics, nous constatons avec joie que l’habitué BMW ne sera pas dépaysé. La planche de bord est tourné à 7° vers le conducteur, les plastiques moussés sont bien plus présents que dans la E90, l’assemblage bien plus rigoureux et l’écran plat est intégré de série (il est plus ou moins grand selon la finition choisie). Le petit volant et les compteurs restent dans la tradition du constructeur allemand. Ca évolue gentiment mais sûrement comme avec l’économètre qui devient digital. Regrettons toutefois le manque de rangements et la petitesse des bacs de portes et de la boîte à gants.

Sur les routes et autoroutes du Portugal, nous avons pu profiter pleinement de ce modèle motorisé par le 4 cylindres diesel TwinPower Turbo de 163 chevaux pour 380 Nm de couple. Par rapport à une 320d classique, le moteur perd donc 21 chevaux mais conserve le même couple. Le 0 à 100 km/h s’abat en 8,1 secondes (8 secondes avec la boîte mécanique) et force est de constater que ce moteur est largement suffisant dans la plupart des situations. Limite bluffant car il est très énergique et permet de doubler sereinement sans dépasser les 109 g/km en émissions de CO2. Y compris avec la boîte automatique !

[flickr id= »6765216939″ thumbnail= »small » overlay= »true » size= »original » group= » » align= »right »] Justement, c’est le moment de parler de cette boîte auto ZF à 8 rapports qui fait son apparition sur la Série 3 F30. En option pour la « modique » somme de 2.300 euros, elle est l’option à ne pas rater ! Les rapports s’enchaînent à la volée, à une vitesse digne d’une Formule 1 (ou presque…). En fait, il est difficile de ne pas s’enthousiasmer avec cette boîte qui comprend instantanément ce qu’on lui demande. Une accélération pied au plancher et les rapports passent à la limite de la zone rouge. Une conduite souple et la boîte fera son maximum pour réduire la consommation. Bref, c’est un vrai régal qui n’altère en rien le plaisir de conduire. Les puristes préféreront surement une bonne vieille boîte mécanique à 6 rapports mais, il faut bien se rendre à l’évidence. L’avenir passe par ces boîtes automatiques de grande qualité et tout à fait convaincantes.

Soulignons enfin le dynamisme offert par cette nouvelle génération de Série 3. Il devrait d’ailleurs être l’un des principaux atouts de cette berline connue dans le monde entier. Avec sa répartition des masses parfaite (50 : 50) et sa direction électrique (EPS) avec Servotronic, celle qui répond au nom de code F30 est difficile à prendre en défaut. Dans les enchaînements de courbes, elle colle à la route et prend très peu de roulis. Le confort reste d’ailleurs particulièrement bon quel que soit les conditions… C’est trop beau pour être vrai nous direz-vous. Peut être, mais la Série 3 est équipée de série d’une commande de régulation du comportement dynamique. Un système pour une fois très efficace qui permet de choisir entre trois modes grâce à une petite commande située à gauche du levier de vitesses. Et on sent réellement la différence selon le choix effectué. En fait, les modes Eco Pro, Confort et Sport influent sur la gestion moteur, la réponse de l’accélérateur (course plus ou moins longue), les changements de rapports et les réponses du Servotronic. Un mode supplémentaire baptisé Sport + est lui inclus dans les options BVA8 Sport (palettes au volant), Finition Sport, Suspension Sport M et Suspension adaptative. Idéal pour emmener les enfants à l’école à bord d’une berline douce et confortable pour ensuite rejoindre son bureau au volant d’une « sportive » scotchée au bitume.

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Sobriété de chameau

Si BMW annonce une consommation moyenne de 4,1 litres aux 100 km en cycle mixte, nous étions plutôt à 5 litres en moyenne. Mais il faut dire que nous n’avons pas spécialement joué le jeu de l’éco conduite durant notre essai… En même temps, il aurait été dommage de ne pas profiter des qualités dynamiques de notre auto sur les petites routes désertes du Portugal.

Le mode Eco Pro joue aussi sur la gestion électrique des fonctionnalités comme la climatisation et sièges chauffants. En gros, votre clim souffle un peu moins froid et vos sièges chauffants sont un peu moins chauds… Le bonus de consommation apparaît alors juste en dessous du compte-tour et s’affiche en nombre de kilomètres gagnés. L’une des spécificités de la 320d EfficientDynamics réside aussi dans l’optimisation de l’écoulement de l’air sous le châssis grâce à un fond plat qui permet de réduire le Cx à 0,26. Même les jantes de 16 pouces jouent leur rôle puisque leur dessin optimise l’aérodynamique de la voiture. En revanche, le Stop and Start qui est de série sur toutes les versions ne servira pas d’exemple à la concurrence. Trop présent, trop bruyant, trop vibrant, il est loin du niveau d’un Stop & Start de type « alterno-démarreur » que l’on retrouve sur les Peugeot et Citroën e-HDi. Dommage…

A chacun sa finition

[flickr id= »6765221867″ thumbnail= »small » overlay= »true » size= »original » group= » » align= »left »] Avec l’arrivée de la F30, la finition de base se retrouve baptisée Lounge. Dès ce niveau, la nouvelle Série 3 reçoit des équipements dont sa devancière d’entrée de gamme était dépourvue. Climatisation automatique, détecteur de pluie, allumage automatique des projecteurs, système d’aide au stationnement PDC arrière, jantes 16 pouces, démarrage sans clé, autoradio BMW Professional (écran et iDrive simplifié inclus), interface Bluetooth (prise USB incluse) et commande de régulation de comportement dynamique (Eco Pro, Confort et Sport) figurent dorénavant dans la liste des équipements de série. Ils rejoignent en autre les feux antibrouillards, le régulateur de vitesse, le volant cuir, le Servotronic ou encore l’ordinateur de bord.

Ensuite, BMW propose de choisir, moyennant finance, entre 3 finitions s’adressant à 3 « états d’esprit » différents. La Sport pour les sportifs, la Modern pour les amoureux du bien être et la Luxury pour les amateurs d’élégance et de tradition. Par rapport à la Lounge, il faudra rajouter 4.600 euros pour les finitions Sport et Modern, et 7.750 euros pour la Luxury. Pour ce prix, la Série 3 choisie est censée ressembler à son propriétaire de par son look extérieur, son ambiance intérieure et ses équipements.

Bien sur de nombreuses nouveautés technologiques sont disponibles pour se faire une berline à la carte mais, il faudra se pencher avec attention sur la liste des options particulièrement bien fournie. La suspension adaptative, le ConnectedDrive, les feux de route adaptatifs anti-éblouissement ou encore l’affichage tête haut couleur figurent notamment au catalogue et sont souvent réunis sous forme de pack. Il y a aussi le Surround View qui nous a particulièrement étonné. Il permet de voir sur l’écran plat la voiture et son environnement en temps réel en vue du dessus. Oui, comme dans K2000 ! Un petit exploit technologique réussi grâce à des caméras d’intersections et de recul.

Un prix pas si en hausse que ça

[flickr id= »6765210101″ thumbnail= »small » overlay= »true » size= »original » group= » » align= »right »] Lorsqu’on regarde les tarifs, on se dit que BMW a bien gonflé ses prix puisque la hausse est d’environ 700 euros en moyenne. Mais, le constructeur a surtout enrichi l’équipement de sa berline dès la finition de base. Une recrudescence d’équipements évaluée à 2.850 euros par le constructeur.

Du coup, la 320d EfficientDynamics débute à 35.600 euros en version Lounge. Elle grimpe ensuite à 39.550 euros en finition Sport ou Modern et à 42.700 euros en Luxury. Ajoutez à cela la boîte auto à 8 rapports et encore une ou deux options comme le pack Innovation à 2.100 euros et les 45.000 euros seront allègrement franchis.

Conclusion

Pour résumer notre journée avec cette nouvelle Série 3, plus on roule avec et moins on veut la rendre… Bien sur, notre modèle d’essai était équipé des meilleures options pour « booster » l’agrément de conduite et le confort à bord. A commencer par la boîte automatique ZF à 8 rapports qui est selon nous l’option indispensable avec une finition Modern ou Sport selon les goûts de chacun. Du coup, cette BMW 320d EfficientDynamics est une très bonne surprise. Suffisamment performante et dynamique, elle est sobre comme un chameau et propose un niveau de confort plus que satisfaisant et en forte hausse par rapport à sa devancière. Mis à part le Start and Stop désagréable, le manque de petits rangements et les options onéreuses, rares sont les défauts à relever et ça, c’est suffisamment rare pour être souligné. Eh oui, la concurrence vient de prendre un sacré coup derrière la tête.

Si le lancement de la nouvelle Série 3 est prévu pour le 9 février prochain avec les motorisations 320d EfficientDynamics, 320d, 328i et 335i (vous pourrez d’ailleurs en retrouver l’essai très vite sur le BlogBMW), notons que trois autres moteurs feront leur apparition dès le mois de mars. La 320i, la 328d et la 316d viendront donc compléter la gamme et faire baisser le prix d’appel puisque la 316d Lounge sera commercialisée à partir de 30.500 euros.

Texte et photos : JMS

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