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Essai 525d Touring.

Si la 528i Touring testée ici m’a laissé perplexe, il en va autrement de la 525d dotée de la même carrosserie et des nouveaux diesels dotés de la technologie TwinPower Turbo.

Nouveau moteur

La perte du moteur 6 cylindres au profit d’un 4 cylindres n’a pas le même impact avec les motorisations diesel. En effet, si par le passé la 525d pouvait miser sur le velouté de cette architecture « traditionnelle », elle proposait aussi un moteur peut rageur. A l’inverse, la BMW 525d est animée par un nouveau quatre cylindres diesel à technologie BMW TwinPower Turbo qui accepte de monter rapidement dans les tours et situe même sa zone rouge à plus de 5 400 tr/mn  ! Mais à partir de 4 500 tr/mn, la poussée diminue et il est alors nécessaire de monter un rapport pour retrouver cette sensation qui vous pousse contre le siège.

Le moteur tout aluminium de 2,0 litres reçoit une suralimentation à double étage selon le principe du Twin Turbo variable et une injection à rampe commune et injecteurs piézo-électriques. Grâce à la géométrie d’admission variable du petit turbocompresseur, il se distingue par une réponse particulièrement spontanée et un poids réduit. Le petit turbocompresseur entre en action dès les bas régimes, alors que le grand turbocompresseur adapte son action avec précision à la charge demandée.

Par rapport à sa devancière, la nouvelle BMW 525d a vu sa puissance progresser de 10 kW et atteint ainsi 160 kW (218 ch) délivrés à un régime de 4 400 tr/mn. Le couple maximal de 450 Newtons-mètres est désormais disponible entre 1 500 et 2 500 tr/mn. Le gain d’agilité et de réactivité ainsi atteint ressort bien du zéro à 100 km/h que les modèles berline et Touring parcourent désormais en 7,0 secondes et 7,2 secondes respectivement. La vitesse maximale de la nouvelle BMW 525d Berline s’établit à 243 km/h (B.V.A. : 239 km/h), celle de la nouvelle BMW 525d Touring à 236 km/h (B.V.A. : 233 km/h).

La consommation moyenne aux 100 kilomètres – de 5,0 à 5,3 litres (B.V.A. : 4,8 à 5,0 litres) sur la berline et 5,3 à 5,5 litres (B.V.A. : 5,1 à 5,4 litres) sur le modèle Touring – est jusqu’à 20 pour cent inférieure à celle des modèles précédents. Les rejets de CO2 sont de respectivement 132 à 138 grammes (B.V.A. : 126 à 132 g) par kilomètre sur la berline et 138 à 145 grammes (B.V.A. : 135 à 142 g) par kilomètre sur la Touring (valeurs relevées selon le cycle de conduite européen, en fonction des dimensions de pneus choisies).

Au volant

Notre version d’essai était équipée de la boite automatique à 8 rapports dont nous avons déjà dit le plus grand bien par le passé. Et nous poursuivons dans cette voie car elle est très douce et très rapide. Avec ses commandes au volant (deux palettes), on peut s’amuser et hausser le rythme même sur de petites routes où le comportement de cette lourde voiture (environ 1 700 kilos) passe inaperçu ! Les freins ne nous ont jamais laissé de doute quant à leur efficacité et leur endurance et la consommation n’est pas montée en flèche avec une moyenne de 8.2 litres au cent à rythme soutenu (selon ordinateur de bord.)

Le comportement de propulsion, bien encadré par les aides à la conduite, procure un sentiment de sécurité étonnant. Mais si vous voulez être plus serein, sachez qu’une 525d xDrive existe. Nul doute qu’avec ses quatre roues motrices elle saura circuler par tous les temps.

Dès l’automne, la dotation standard de la BMW Série 5 Berline et de la BMW Série 5 Touring est enrichie par la « commande de régulation du comportement dynamique« . Grâce à une touche à bascule logée sur la console centrale, le conducteur peut agir sur la progressivité de l’accélérateur, la réponse du moteur, la loi de l’assistance à la direction et les seuils d’intervention du DSC et, si la voiture est équipée en conséquence, la dynamique de passage des rapports de la boîte automatique.

Le conducteur peut choisir entre les modes «CONFORT», «SPORT» et «SPORT+». En plus, il bénéficie du mode ECO PRO sur tous les modèles à quatre et à six cylindres. Ce mode privilégie un style de conduite détendu à bas régimes optimisant la consommation de carburant. En outre, il agit sur les fonctions de confort électriques telles que les sièges chauffants, le chauffage des rétroviseurs extérieurs et la climatisation pour optimiser leur fonctionnement en termes d’efficacité énergétique. Un indicateur supplémentaire placé dans le cockpit renseigne le conducteur sur le gain d’autonomie qu’il réalise en mode ECO PRO. Mais quand vous sélectionnez ce dernier mode, on se retrouve avec une 525d assez lymphatique…

A l’intérieur

Le silence offert par la BMW 525d couplé au confort des suspensions permet de réaliser de longs trajets en famille. Tout comme la 528i Touring testée ici essayée ici, la version Touring n’est pas la plus logeable de se catégorie. Toutefois, grâce au dossier de la banquette arrière partiellement ou entièrement rabattable à l’aide d’un levier depuis le coffre, le volume de transport peut être porté de 560 litres à un total de 1 670 litres. Pour faciliter le transport d’objets très encombrants, la voiture peut être dotée d’un dispositif d’attelage optionnel permettant de tracter un poids maximal de deux tonnes.

La qualité de finition a progressé sur la Série 5 F10 par rapport à la E60. On apprécie aussi ce tableau de bord plus élégant qui a abandonné la « double casquette » qui abritait l’écran multifonction et se rapproche à nouveau de l’idée que l’on se fait d’un design BMW. L’affichage « Black Panel », qui ne laisse apparaitre que les quatre compteurs traditionnel lorsque le contact coupé, apporte une touche de modernité appréciable.

Conclusion :

La 525d Touring sera sans doute un succès commercial au sein de la gamme BMW. Avec ses consommations maitrisées, son confort et sa finition, elle offre des performances de premier plan et un moteur au comportement sportif pour un diesel.

Texte et photos : Philippe HORTAIL