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Essai 428i Cabriolet : le choix de la raison

Après l’essai du Z4 sDrive23 i (voir ici) qui m’a enchanté par la sonorité de son moteur, c’est au tour d’un 428i cabriolet de nous offrir l’hospitalité. Avec deux cylindres en moins, va-t-il réussir à convaincre l’amateur du 6 cylindres qui sommeille en vous ?

essai 428i cabriolet 1

Toit en dur

La rumeur voulait que BMW abandonne le toit rétractable de l’ancienne série 3, jugé, toujours selon la rumeur, trop lourd et trop coûteux. Mais c’est bien cette solution que le constructeur allemand a retenu pour ce cabriolet qui en profite pour inaugurer le chiffre 4 et ajoute les « Air Breather » (des prises d’air placées derrière les passages de roues avant) ainsi que les « Air Curtains » pour réduire la traînée aérodynamique au niveau des roues avant.

Par rapport à l’ancienne version, le mécanisme du toit rétractable en métal à trois éléments qui coiffe la BMW Série 4 Cabriolet offre « une isolation phonique améliorée grâce au ciel de pavillon absorbant » selon BMW. Lorsque le toit est ouvert et logé dans la partie arrière, l’aide au chargement de série le soulève, si besoin est, pour faciliter l’accès au coffre à bagages. Il fallait y penser et il devient alors aisé de déposer plus facilement ses (petites) courses.

Les manœuvres d’ouverture et de fermeture nécessitent une cinématique étonnante digne d’une « transformers » ! Ca mouline, ca fait bzzzzzzzz, ca se plie, se déplie, ca s’empile… Un vrai spectacle de rue ! Il suffit d’un peu plus de 20 secondes pour que le coupé se transforme en cabriolet et on peut jouer avec jusqu’à une vitesse de 18 km/h. Le toit en métal assure un coefficient de pénétration dans l’air (cx) de 0,28 et même en configuration ouverte, le cx n’est que de 0,33. Le filet anti-remous optionnel, (qui se range derrière la banquette arrière) est plus large sur ses côtés. Combiné au chauffe-nuque réglable sur trois niveaux, ils permettent de circuler même par des températures printanières. Bonne nouvelle : on a plus de place à bord de la Serie 4 cabriolet que dans l’ancienne Série 3 cabriolet, surtout à l’arrière !

Vie à bord

L’assise basse et sportive augmente la garde au toit à l’avant comme à l’arrière et les sièges, avec guide-ceinture intégré, sont à réglage électrique. Ils peuvent recevoir un chauffe-nuque pour le conducteur et son passager avant dont la température est réglée automatiquement en fonction de la température extérieure et de la vitesse de la voiture. Trois variantes d’équipement et un pack sport M sont disponibles. Les Finitions Sport, Modern et Luxury permettent de personnaliser l’intérieur comme l’extérieur.

Réaliser un long chemin autoroutier pour aller de Paris à Deauville avec quatre adultes à bord ne posera aucun problème aux occupants. Mais les weekends devront tenir compte de la taille du coffre une fois le couvre-chef ôté le long de la plage. Avec 220 litres, c’est à peine plus grand que ce que peut contenir une MINI ! Mais les 370 litres (toit fermé) suffiront.

Moteur

Si le 4 cylindres ne m’avait pas enthousiasmé sous le capot de la 528i Touring (voir ici), il en va autrement sous celui de la 428i coupé et de sa cousine à toit rétractable. La sonorité a été revue et on dispose enfin d’un moteur qui a travaillé ses vocalises. C’est discret à bas régime et un plus rauque à partir de 3 500 tr/mn. Mais on est loin du plaisir que m’a procuré le Z4 sDrive23 i !

Pour le lancement commercial de la BMW Série 4 Cabriolet, les clients ont le choix entre un six cylindres en ligne essence (BMW 435i Cabriolet), un quatre cylindres essence (BMW 428i Cabriolet) et un quatre cylindres diesel (BMW 420d Cabriolet). Ces moteurs couvrent une fourchette de puissance allant de 184 à 306 chevaux et fonctionnent avec la technologie BMW TwinPower Turbo.

Vous pouvez aussi choisir entre trois boîtes de vitesses : manuelle à six rapports (série), automatique à huit rapports ou automatique sport à huit rapports. Elles sont toutes associées de série à la fonction d’arrêt et de redémarrage automatiques du moteur. Quant à la transmission intégrale BMW xDrive, elle est disponible sur la BMW 428i Cabriolet.  Le mode ECO PRO est disponible en jouant avec l’interrupteur au pied de la boîte de vitesse et, en association avec la boîte automatique, il dispose d’un mode roue libre qui permet de parcourir une plus grande distance quand on relève le pied de l’accélérateur. En mode de balade, que l’on adopte souvent sur une telle voiture, il réduit sensiblement la consommation.

Performances

Avec un rapport poids/puissance inférieur à 10 (9.3 pour être précis), la 428i propulse ses occupants de 0 à 100 km/h en 6.4 secondes selon BMW, ce qui est une belle performance. Le 1000 mètres départ arrêté est annoncé pour 26.2 secondes en boite mécanique, 26.5 avec la version automatique. Les reprises sont de bon niveau avec un 80/120 en 4ème en 6.1 secondes. Enfin, la vitesse maximale est de 250 km/h. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce moteur de 245 chevaux n’est pas asthmatique ! On regrette juste qu’il lui manque deux cylindres pour offrir le velouté et la sonorité des 6 cylindres.

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    2 commentaires

    1. Rif75

      Petite erreur à la fin, régime max sur la M5 F10 à 7200tr et non pas 7500tr. Pour avoir eu la M5 V10 et maintenant la V8, il n’y a que la sonorité du V10 qui me manque et sa réactivité mais pour le reste, la F10 est au dessus.

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