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Essai 225i Active Tourer xDrive : la bonne surprise

La BMW Active Tourer ne révolutionne pas le segment du monospace par sa ligne ou sa modularité. Mais elle marque des points importants grâce à son châssis, sa boite de vitesse et sa transmission intégrale. Au point de pouvoir s’amuser à son volant comme nous avons pu le constater lors de notre essai.

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L’Active Tourer en pleine action…

Modularité

Ce n’est pas le chapitre qui nous importe le plus aujourd’hui et je vous renvoie à la vidéo de notre essai pour tout savoir sur le sujet. Pour mémoire, l’empattement long de 2 670 millimètres et le toit haut offrent un espace important à bord. On apprécie la position de conduite, surélevée, qui permet de dominer la route par rapport à une berline, les nombreux rangements et le dossier du siège passager qui peut-être complètement rabattu pour faciliter le chargement d’objets longs. Le coffre affiche un volume qui varie de 468 à 1 510 litres et la banquette arrière, coulissante, permet d’arbitrer entre l’espace pour les jambes des passagers et la capacité du coffre. Ce dernier se ferme et s’ouvre soit avec la clé de contact, soit avec un bouton situé sur la portière conducteur, soit directement sur le coffre, soit, enfin, avec l’aide du pied qui passe sous le pare-chocs.

La transmission xDrive

A la question « puis-je retirer les arbres de transmission à l’avant d’un Active Tourer à quatre roues motrices pour en faire une propulsion ?  » la réponse est non selon nos informations. Dommage… Mais dans la mesure où la technologie 4 motrices xDrive utilise les capteurs électroniques du « Contrôle Dynamique de la Stabilité », elle détecte toute amorce de survirage ou de sous-virage en cas de vitesse excessive en courbe. Dans ce cas, elle  est capable de transmettre en 1/10ème de seconde 100% du couple à l’essieu présentant la meilleure adhérence au sol, offrant ainsi un maximum de sécurité. De ce fait, on se retrouve avec une voiture qui, sur un circuit de glace, peut se mettre dans des positions sportives comme en témoignent nos photos. La recette est « simple » comme nous l’a expliquée Marlène Broggi, notre monitrice d’un jour. Il faut freiner légèrement en entrée de courbe pour « charger » l’avant et avoir un pouvoir directionnel au moment d’inscrire l’Active Tourer. Ensuite, on patiente… et quand on sent que la voiture pivote, on met un coup de gaz. La transmission xDrive renvoie alors la puissance aux roues arrière et on provoque un (très) agréable survirage… On remet les roues droites et on accélère franchement pour extraire ce monospace de la courbe grâce au grip des pneus neige. Si j’avais pu imaginer un jour que je m’amuserais avec une telle auto sur un circuit de glace…

Et sur route ?

L’autre bonne surprise de cette 225i Active Tourer vient de son comportement routier. Les petites routes de montagne, piégeuses ce jour-là, offrent un terrain de jeu idéal ! On passe en mode sport pour ce qui est de la cartographie moteur et la dureté de la direction. Ensuite, on met la boite de vitesses à 8 rapports en mode « manuel » pour la commander au volant. Dans ce cas, on peut aller chercher la zone rouge sans que le rapport supérieur ne soit enclenché. Ainsi parée, la BMW Active Tourer répond au doigt et à l’oeil. On place le train avant comme on le souhaite, le roulis est contenu et l’agilité du châssis, pour un monospace, permet de passer d’un appui à un autre avec aisance. Le contrôle de stabilité n’intervient presque pas si la conduite reste propre. Les freinages en plein appui ou les corrections de trajectoire ne font naître aucune inquiétude. Si ça continue, je vais finir par dire que j’ai pris du plaisir au volant de cette BMW ! On n’en est pas loin en effet… mais…

Le moteur

Mais… On l’a déjà écrit et on en remet une couche. Nous ne pouvons que regretter la disparition d’un « petit » six cylindres du catalogue BMW. En dehors du « gros » trois litres, c’est le désert. Avant, nous avions une multitudes de versions mais les normes de pollution (et les économies ? ) ont eu raison de cette gamme de moteurs. Pourtant, un six cylindres de deux litres, avec un turbo, cela ne devrait pas faire peur à notre marque préférée et à ses ingénieurs ! Cela donnerait à notre Active Tourer ses lettres de noblesses. A la place, on a le quatre cylindres 2.0 turbo qui développe 231 chevaux. Certes c’est une puissance respectable, mais la linéarité et l’absence de sonorité gachent le tableau. Pourtant les performances sont étonnantes pour un monospace : 0 à 100 km/h en 6,8 secondes, 235 km/h en vitesse de pointe. Mais que voulez-vous, les BMW, je les aime avec un 6 cylindres…

Les plus

Le comportement joueur,

Les performances,

Le confort.

Le moins

Le 4 cylindres.

ZOOM : les transmissions xDrive 

Au cours de cet essai, nous avons aussi pu prendre le volant d’un X6 m50d et d’un X3 2.0d, tous les deux équipés de la transmission intégrale xDrive. Au final, entre nos trois montures du jour, j’ai préféré le X3 qui répond de façon très efficace et précise au moment de le placer à la corde… il enroule avec douceur et sa transmission permet une totale maîtrise. Ensuite, c’est l’Active Tourer qui se positionne. Plus sous-vireur que le X3, il met plus de temps à pivoter et semble moins agile. Enfin, le X6 complète le podium : poids et pneus larges ne l’aident pas. Sa réponse à l’accélérateur est plus brutale et il nécessite plus d’adresse que les deux autres.

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